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Trente-neuf morts et des milliers d'évacuations après les coulées de boue au Japon

Plus de 4 400 habitants d'Hiroshima ont reçu l'ordre de quitter leur maison, en raison de nouveaux risques de glissements de terrain. 

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Des soldtats japonais recherchent des survivants à Hiroshima (Japon), vendredi 22 août 2014. (TORU HANAI / REUTERS)

Le bilan s'alourdit au Japon. Trente-neuf personnes sont mortes et 52 ont disparu dans des coulées de boues à Hiroshima (Japon). Plus de 4 400 habitants de la municipalité ont reçu l'ordre de quitter leur maison, en raison de nouveaux risques de glissements de terrain, vendredi 22 août. 

Une cellule de crise a été ouverte par le ministre chargé des Désastres, Keiji Furuya. Depuis la survenue des premiers éboulements dans la nuit de mardi à mercredi, le décompte des victimes ne cesse de s'amplifier. "Nous dénombrons d'abord les personnes dont nous sommes certains qu'elles ont disparu, par exemple sur la foi de témoins les ayant vues être emportées par la boue, mais le total augmente à mesure que nous évaluons la situation", a expliqué à l'AFP un responsable de la police municipale d'Hiroshima.

De mauvaises conditions météo

Près de 200 maisons ont été détruites ou inondées par les coulées de boue, particulièrement dans les arrondissements d'Asaminami et Asakita, au pied d'une montagne couverte d'arbres. Environ 30 glissements se sont produits à peu près simultanément, selon un rapport du ministère de l'Aménagement du territoire.

Depuis jeudi soir, il a recommencé à pleuvoir parfois fortement, et d'importantes précipitations et de violents orages sont attendus dans la journée, faisant redouter de nouveaux effondrements. Les recherches, qui avaient été interrompues jeudi soir à cause des mauvaises conditions météo, ont repris dans la matinée vendredi.

Plus de 2 800 pompiers, policiers et soldats des forces d'autodéfense sont mobilisés pour continuer de dégager très prudemment la terre des maisons et déblayer les décombres. Ces tâches sont rendues d'autant plus pénibles qu'il fait chaud et qu'il pleut. Les autorités redoutent désormais un désastre en chaîne. Vu l'état actuel des sols, il suffit en théorie de peu de pluie pour que se produisent de nouvelles coulées de boue, préviennent les experts.

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