Violences meurtrières au Nicaragua : des milliers de personnes dans la rue pour "la paix et la justice"

Au moins 43 personnes ont été tuées lors des dernières manifestations contre le président nicaraguayen, Daniel Ortega.

Des manifestants défilent pour \"la paix et la justice\" à Managua, le 28 avril 2018. 
Des manifestants défilent pour "la paix et la justice" à Managua, le 28 avril 2018.  (JOSE CABEZAS / REUTERS)

Des milliers de Nicaraguayens ont marché samedi 28 avril à Managua "pour la paix et la justice", à l'appel notamment de l'Eglise catholique, beaucoup demandant le départ du pouvoir du président Daniel Ortega et de son épouse après les manifestations qui ont fait 43 morts dans le pays.

La contestation, lancée au départ par les étudiants contre une réforme des retraites, est rapidement devenue une mobilisation générale pour dénoncer la confiscation du pouvoir par le président Daniel Ortega, un ancien guérillero de 72 ans, confronté à une vague de colère populaire sans précédent depuis son retour au pouvoir il y a 11 ans.

Rejet des réformes du gouvernement

Selon un dernier bilan du Centre nicaraguayen des droits de l'Homme (Cenidh), le nombre de personnes tuées lors des affrontements entre la police et les manifestants ou à la suite des violences est passé samedi à 43.

Il s'agit du deuxième rassemblement de masse dans la capitale nicaraguayenne depuis celui des hommes d'affaires, lundi, pour rejeter les réformes du gouvernement et pour soutenir les mouvements de la jeunesse réprimés. Les étudiants, à l'origine de la vague de manifestations, ont exigé samedi la création d'une commission indépendante pour enquêter sur les violences meurtrières, une condition sous forme de pré-requis à un éventuel dialogue avec les autorités.