Dominique Strauss-Kahn prend ses distances avec son biographe

"Je ne suis engagé ni par les écrits, ni par les déclarations ou témoignages de quiconque, souvent inexacts", a déclaré l'ancien patron du Fonds monétaire international.

Dominique Strauss-Kahn, à Sarcelles (Val d\'Oise), le 9 octobre 2011.
Dominique Strauss-Kahn, à Sarcelles (Val d'Oise), le 9 octobre 2011. (MIGUEL MEDINA / AFP)

Dominique Strauss-Kahn a pris jeudi 1er décembre ses distances avec les thèses qui figurent dans un livre publié le même jour par son biographe, Michel Taubmann.

"Face à la multiplication récente d'interprétations d'événements me concernant, je tiens à affirmer que je ne suis engagé ni par les écrits, ni par les déclarations ou témoignages de quiconque, souvent inexacts", écrit l'ancien directeur général du Fonds monétaire international.

Dans Affaires DSK, la contre-enquête, Michel Taubmann, qui dit s'appuyer sur des confidences de DSK, relance la thèse d'une machination politique dont aurait été victime l'ancien favori de l'élection présidentielle de 2012 avec l'affaire Nafissatou Diallo. Une thèse qui a refait surface récemment avec les révélations du journaliste américain Edward Epstein.

"Je réserve mes explications à la justice"

Loin de confirmer la version des faits que lui prête Michel Taubmann, Dominique Strauss-Kahn affirme que la sienne sera pour les enquêteurs et les magistrats : "Comme mes avocats ont eu l'occasion de le dire, je réserve mes explications à la justice, qu'elle soit française ou américaine."