La France efface l'ardoise du Soudan pour lui permettre de réussir sa transition

 Selon Emmanuel Macron, cette dette s'élève à quelque 4 milliards d'euros.

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Le président soudanais, Abdel Fattah Al-Burhan, et Emmanuel Macron, à l'Elysée, à Paris, le 17 mai 2021. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Une "annulation pure et simple." La France va effacer la totalité de sa créance vis-à-vis du Soudan afin de libérer ce pays engagé dans une transition démocratique du "fardeau de la dette", a annoncé lundi 17 mai le président Emmanuel Macron.

Celle-ci s'élève à "près de 5 milliards de dollars" (4,2 milliards d'euros), a précisé le chef de l'Etat en conclusion d'une conférence internationale destinée à permettre au Soudan de réintégrer "le concert des nations".

"Le peuple soudanais n'oubliera pas" le geste de la France, qui "ouvrira la voie à tous les autres créanciers du Soudan", a déclaré le président soudanais, Abdel Fattah Al-Burhan.

Des conditions remplies

Exsangue, le Soudan ploie sous une dette de près de 60 milliards de dollars, détenue à près de 40% par les Etats du club de Paris.

Pour pouvoir prétendre à un effacement de sa dette, dans le cadre de l'initiative Pays pauvres très endettés, Khartoum devait remplir deux conditions, a expliqué le président français : apurer ses arriérés auprès des institutions multilatérales (FMI, Banque mondiale, Banque africaine de développement), et mettre en œuvre des "réformes économiques montrant le sérieux et la rigueur des autorités".

Ces deux conditions ayant été remplies, le "processus de réduction de la dette" peut désormais être lancé, a souligné Emmanuel Macron.

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