Cet article date de plus de huit ans.

Près de 500 éléphants ont été tués en moins de deux mois au Cameroun

Le braconnage dans les parcs animaliers au Cameroun est en recrudescence depuis plusieurs mois. Les associations déplorent l'impunité des braconniers.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
La carcasse d'un éléphant dans le parc national de Boubandjida, dans le nord-est du Cameroun, le 16 février 2012. (AP / SIPA / AP)

Le Cameroun est devenu le cimetière des éléphants. Près de 500 éléphants ont été tués par des braconniers soudanais et tchadiens dans le parc national de Bouba Ndjidda dans le nord-est du Cameroun, selon le conservateur de ce parc, Mathieu Fomepa.

"De façon formelle, nous avons fait un décompte de 458 carcasses", a-t-il ajouté, précisant que "ces chiffres doivent être en deçà de la réalité parce que le parc s'étend sur 220 000 hectares et ce n'est pas facile de le parcourir pour avoir des données exactes", explique Mathieu Fomepa.

Impunité des braconniers

Ces braconniers sont "équipés d'armes de guerre automatiques, opérant en groupes organisés et progressant à cheval. (...) Rien ne semble pouvoir les arrêter dans cette quête effrénée d'ivoire qu'ils débutent en Centrafrique mi-novembre, poursuivent au Tchad en décembre et qu'ils clôturent au Cameroun en janvier", explique Céline Sissler-Bienvenu pour le Fonds international pour la protection des animaux (Ifaw) sur le site de l'organisation.

De sources concordantes, le braconnage dans les parcs animaliers au Cameroun est en recrudescence depuis plusieurs mois. Selon des experts interrogés récemment par l'AFP, le trafic d'ivoire dans la sous-région prend majoritairement la direction de l'Asie. "Le nombre d'éléphants vivant au Cameroun (...) oscillerait entre 1 000 et 5 000 individus, selon les chiffres de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) datant de 2007", rapporte Le Monde (article payant). Et le WWF, cité par le quotidien déplore l'impunité dont jouissent les braconniers :"Dans toute l'Afrique centrale, nos efforts sont anéantis parce que la loi n'est pas appliquée. Les braconniers ne sont jamais condamnés, alors ils reviennent". 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.