Libye : la France demande à ses ressortissants de quitter le pays

En deux semaines, plus de 97 personnes ont été tuées dans le cadre d'affrontements entre milices rivales pour le contrôle de l'aéroport de Tripoli.

De la fumée visible à proximité de l\'aéroport international de Tripoli (Libye), où des milices rivales s\'affrontent, le 24 juillet 2014.
De la fumée visible à proximité de l'aéroport international de Tripoli (Libye), où des milices rivales s'affrontent, le 24 juillet 2014. (MAHMUD TURKIA / AFP)

Les pays européens s'inquiètent des risques d'attentats ou d'enlèvements. La France, comme plusieurs autres nations, a demandé dimanche 27 juillet à ses ressortissants de quitter la Libye, "compte tenu de la dégradation de la situation sécuritaire".

"Tous nos ressortissants sont invités à entrer au plus vite en contact avec notre ambassade à Tripoli", déclare le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué. L'appel est similaire à celui lancé par Londres, qui demande à ses ressortissants de "partir maintenant par des moyens privés". "La situation est extrêmement imprévisible et incertaine", estime pour sa part le ministère allemand des Affaires étrangères.

97 morts en deux semaines

Dès samedi, les Etats-Unis ont évacué sous escorte aérienne tout le personnel diplomatique de leur ambassade en Libye. Il s'était retrouvé pris depuis le 13 juillet au milieu de violents combats entre milices rivales sur la route de l'aéroport de Tripoli, dans le cadre d'une lutte d'influence politique et régionale.

En deux semaines, ces combats ont causé la mort de plus de 97 personnes et 400 autres ont été blessées, selon un bilan établi dimanche par le ministère de la Santé. Ces violences risquent de plonger le pays dans la guerre civile, compte tenu de la faiblesse des autorités de transition qui ont jusqu'à présent échoué à construire une armée et une police professionnelles.