Côte d'Ivoire : l'ex-Première dame Simone Gbagbo libérée après sept ans de détention

L'amnistie de 800 personnes, dont Simone Gbagbo et plusieurs figures de l'ancien régime du président Laurent Gbagbo, a été annoncée lundi par le chef de l'Etat ivoirien, Alassane Ouattara.

Des partisans de Simone Gbabgo se félicitent de la libération annoncée de l\'ex-Première dame, le 8 août 2018 à Abidjan (Côte d\'Ivoire).
Des partisans de Simone Gbabgo se félicitent de la libération annoncée de l'ex-Première dame, le 8 août 2018 à Abidjan (Côte d'Ivoire). (ISSOUF SANOGO / AFP)

L'ex-Première dame de Côte d'Ivoire, Simone Gbagbo, a été libérée, mercredi 8 août, après avoir été amnistiée par le président ivoirien Alassane Ouatarra. Simone Gbagbo a quitté l'école de gendarmerie où elle était détenue depuis sept ans vers 12h15 (14h15 à Paris), selon son avocat Blédé Dohoré. Elle doit regagner sa résidence du quartier de Cocody, où l'attendent un millier de sympathisants.

Sa mise en liberté avait été ordonnée un peu plus tôt par le procureur de la République d'Abidjan. L'amnistie de 800 personnes, dont Simone Gbagbo et plusieurs figures de l'ancien régime du président Laurent Gbagbo, a été annoncée lundi par le chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara, afin de favoriser la réconciliation nationale en Côte d'Ivoire.

Condamnée à vingt ans de prison en 2015

Simone Gbagbo avait été arrêtée en avril 2011 et condamnée en 2015 à vingt ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'Etat". 

Libre en Côte d'Ivoire, Simone Gbagbo reste poursuivie par la Cour pénale internationale (CPI) qui a délivré contre elle un mandat d'arrêt en février 2012. Mais le président Ouattara a affirmé en 2016 qu'il "n'enverrait plus d'Ivoiriens" à la CPI, estimant que son pays avait désormais une "justice opérationnelle".