Cet article date de plus de dix ans.

Amnesty veut la libération de deux homosexuels camerounais

Trois hommes ont été condamnés mardi à cinq ans de prison pour homosexualité par un tribunal de Yaoundé, au Cameroun. Un mandat d'arrêt a été émis contre l'un d'entre eux, absent de l'audience.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le marché de Yaoundé (Cameroun) en mars 2009.  (ISSOUF SANOGO / AFP)

Au Cameroun, l'homosexualité est un crime. Trois Camerounais arrêtés en juillet ont été condamnés mardi 22 novembre à cinq ans de prison ferme pour homosexualité par le tribunal de première instance d'Ekounou, un quartier de Yaoundé, la capitale.

L'organisation Amnesty International a réagi jeudi 24 novembre, exigeant leur libération immédiate et l'annulation du verdict.

Ces cinq ans de prison sont la peine maximale prévue par la législation camerounaise qui interdit les pratiques homosexuelles. Les trois hommes vont aussi devoir payer une amende de 200 000 francs CFA, soit 300 euros, une somme considérable au Cameroun. Leur avocat Me Togué a affirmé avoir fait appel de la décision. 

Deux des accusés étaient présents à l'audience et ont été reconduits à la prison. Un mandat d'arrêt a été émis à l'encontre du troisième, absent du procès.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Afrique

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.