Adversaires et partisans du projet de construction d'un centre musulman près de Ground Zero ont manifesté dimanche

Ils ont défilé près du site des attentats du 11 septembre 2001 perpétrés par Al Qaïda qui ont détruit les tours du World Trade Center et tué près de 3.000 personnes.La querelle a pris un tournant politique à deux mois des élections de mi-mandat qui se tiendront le 2 novembre, où les Démocrates craignent de perdre le contrôle du Congrès.

La police sépare partisans et opposants au projet de mosquée à Ground Zero, le 22 août à New York.
La police sépare partisans et opposants au projet de mosquée à Ground Zero, le 22 août à New York. (AFP - Don Emmert)

Ils ont défilé près du site des attentats du 11 septembre 2001 perpétrés par Al Qaïda qui ont détruit les tours du World Trade Center et tué près de 3.000 personnes.

La querelle a pris un tournant politique à deux mois des élections de mi-mandat qui se tiendront le 2 novembre, où les Démocrates craignent de perdre le contrôle du Congrès.

Le président Barack Obama était intervenu dans le débat ces derniers jours pour défendre le droit du culte pour chacun garanti par la Constitution et donc celui des musulmans à construire le centre près de Ground Zero.

Mais l'opposition républicaine s'oppose au projet et 61% des Américains sont du même avis.

Certains plaident pour une délocalisation du projet dans un lieu moins sensible. Le projet de centre musulman, qui comprend une salle de prière, a suscité un vaste débat dans le pays. Ses détracteurs dénoncent un choix de localisation sensible et craignent qu'il
encourage l'extrêmisme religieux. Ses partisans, comme Barack Obama, soutiennent quant à eux le projet au nom du principe de tolérance religieuse.

Dimanche, sous une pluie fine, des centaines d'opposants ont scandé "Pas de mosquée", entonnant des chants patriotes et agitant des photographies représentant des attentats commis par des extrêmistes islamistes. "Tous les musulmans ne sont pas des terroristes mais tous les terroristes sont musulmans", proclamait une pancarte. "Vous pourrez construire votre mosquée à Ground Zero lorsque nous pourrons construire une synagogue à La Mecque", disait une autre pancarte.

A deux pas de là, les partisans du centre ont scandé "Peu importe ce que les bigots disent, la liberté religieuse n'est pas près de disparaître." Parmi eux, Ali Akram, un médecin new-yorkais. "Les gens qui disent que la mosquée est trop proche de Ground Zero sont les mêmes qui protestent contre les mosquées à Brooklyn, à Staten Island, dans le Tennessee, le Wisconsin et en Californie. Jusqu'où vont-ils aller ? C'est sans fin", a-t-il dit.