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Diesel : Renault soupçonné par la répression des fraudes de tricherie

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Diesel : Renault soupçonné par la répression des fraudes de tricherie
France 3
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Après le scandale des moteurs truqués de Volkswagen, c'est Renault qui est dans la tourmente. Le constructeur français est soupçonné par la justice d'avoir trompé ses consommateurs en installant un logiciel dans ses voitures roulant au diesel pour falsifier le niveau de pollution.

Renault a-t-il triché lors des tests anti-pollution, c'est ce que soupçonnent les services de répression des fraudes. Plusieurs de ses véhicules diesel, jugés performants en laboratoire, exploseraient en fait le seuil réglementaire d'émission en CO2. C'est par exemple +377% pour le Captur et plus 305% pour la Clio IV. Plus grave, ces dépassements seraient connus par Renault selon Bercy. Dans un procès-verbal publié ce mercredi 15 mars au matin par Libération, les enquêteurs suspectent un système frauduleux.

900 000 véhicules pourraient être concernés

Ils s'appuient sur un échange de mails entre membres de la direction de Renault : "Ce système de dépollution est donc très vite inopérant sur la route, mais il fonctionne pendant les tests". Une tromperie qui aurait donc été orchestrée selon ce rapport. Peut-être un nouveau scandale après celui de Volkswagen. UFC-Que Choisir s'est constituée partie civile. "Un certain nombre de constructeurs ont floué les normes anti-pollution", explique Nicolas Godfroy, juriste de l'association de consommateurs. Au total, 900 000 véhicules pourraient être concernés pour un chiffre d'affaires de 16,8 milliards d'euros. Renault assure ne pas avoir enfreint les règles et qu'aucun logiciel de fraude n'a été installé sur ses véhicules.

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