Covid-19 : quelque 1 500 ONG réclament le report de la COP26 prévue en novembre

Selon elles, l'organisation de la conférence pour le climat du 31 octobre au 12 novembre "exclurait de facto de nombreux délégués", non-vaccinés et venant de pays sur la liste rouge du Royaume-Uni.

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France Télévisions
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Le président de la COP26 Alok Sharma, à New Delhi, la capitale indienne, le 18 aout 2021. (PRAKASH SINGH / AFP)

Face à la faible vaccination des pays pauvres contre le Covid-19, les ONG de défense du climat ont réclamé, mardi 7 septembre, le report de la COP26, qui doit se tenir à Glasgow (Ecosse) du 31 octobre au 12 novembre. "Avec seulement deux mois d'ici l'échéance, il est évident qu'une conférence mondiale sur le climat sûre, inclusive et juste est impossible", écrit le Climate Action Network, qui regroupe quelque 1 500 ONG dont Greenpeace, WWF ou encore Amnesty international.

"Une COP en personne début novembre exclurait de facto de nombreux délégués des gouvernements, militants de la société civile et journalistes, en particulier des pays du Sud dont beaucoup sont sur la 'liste rouge' Covid du Royaume-Uni", poursuivent-elles dans un communiqué.

"Cet appel au report de la COP26 ne signifie en aucun cas un report des actions climatiques urgentes ni un boycott des discussions."

Le Climate Action Network

dans un communiqué

Fin juin, le gouvernement britannique et l'ONU avaient annoncé qu'ils allaient faciliter l'accès à la vaccination contre le Covid-19 pour les participants qui le souhaitaient. Mais à ce stade, cette vaccination n'a pas encore commencé.

Le gouvernement britannique a assuré mardi que tous ceux qui en avaient fait la demande recevraient leur première dose "cette semaine", et qu'avec un délai de quatre semaines entre les deux doses, les délégués seraient vaccinés d'ici le début de la conférence. "La COP26 a déjà été reportée d'un an et nous ne savons que trop bien que le changement climatique ne prend pas de vacances", a commenté Alok Sharma, le président de la COP26.

Mardi soir, l'ONU a rejeté à son tour cette hypothèse : "Nous comprenons et respectons les préoccupations exprimées par divers groupes" mais "pour l'instant, aucun changement n'est prévu", a déclaré le porte-parole adjoint de l'ONU, Farhan Haq.

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