Assassinats du pont de Neuilly : David Sagno condamné à 30 ans de réclusion

Il a été condamné pour le meurtre de deux femmes au pont de Neuilly. L'un de ces deux crimes avait entraîné la condamnation de Marc Machin, ensuite libéré.

Croquis d\'audience réalisé le 20 février 2012, qui représente David Sagno au premier jour de son procès devant la cour d\'assises des Hauts-de-Seine, à Nanterre.
Croquis d'audience réalisé le 20 février 2012, qui représente David Sagno au premier jour de son procès devant la cour d'assises des Hauts-de-Seine, à Nanterre. (BENOIT PEYRUCQ / AFP)

David Sagno a été condamné, jeudi 23 février, par la cour d'assises des Hauts-de-Seine à une peine de 30 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat de deux femmes au pont de Neuilly en 2001 et 2002. L'un de ces deux crimes avait entraîné la condamnation de Marc Machin, qui a été ensuite libéré. 

La condamnation de David Sagno a été assortie d'une période de sûreté représentant les deux tiers de la peine. Il a été reconnu coupable de meurtre avec préméditation, le 22 mai 2002, mais aussi de vol, et de viol de l'une des deux victimes, Maria-Judith Araujo. La cour n'a en revanche pas retenu la circonstance aggravante de viol sur la personne de Marie-Agnès Bedot, le 1er décembre 2001. Et la cour est restée en deçà des réquisitions de l'avocat général Philippe Courroye qui avait réclamé la réclusion à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans.

Des aveux qui ont tout changé

En 2004, l'enquête sur le premier meurtre avait conduit à la condamnation à 18 ans de réclusion de Marc Machin, âgé de 19 ans au moment des faits. Mais dans la nuit du 3 au 4 mars 2008, David Sagno s'était rendu au commissariat de La Défense (Hauts-de-Seine) pour s'accuser des meurtres de Marie-Agnès Bedot et Maria-Judith Araujo.

Grâce à ces aveux tardifs et à des vérifications génétiques, Marc Machin avait bénéficié d'une remise en liberté en avril 2010 par la cour de révision, qui avait annulé sa condamnation. Il doit être rejugé fin 2012.