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Le PDG de Total Christophe de Margerie juge inéluctable le passage de la barre des deux euros le litre de super

Pour le patron de l'un des principaux acteurs de la filière pétrolière : le litre de super à 2 euros ne fait aucune doute. "La vraie question, c'est quand", explique M. Margerie dans l'édition de mardi du Parisien.Le super sans plomb 95 a dépassé les 1,53 euro/litre en moyenne la semaine passée, un record historique.
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Le super sans plomb 95 a dépassé 1,53 euro/litre en moyenne la semaine  passée, un plus haut niveau historique. (AFP - Jeff Pachoud)

Pour le patron de l'un des principaux acteurs de la filière pétrolière : le litre de super à 2 euros ne fait aucune doute. "La vraie question, c'est quand", explique M. Margerie dans l'édition de mardi du Parisien.

Le super sans plomb 95 a dépassé les 1,53 euro/litre en moyenne la semaine passée, un record historique.

Parmi les événements qui pourraient affoler encore plus les prix du baril, le n°1 de Total cite un embrasement généralisé dans d'importants pays producteurs comme l'Arabie Saoudite qui produit à lui seul 9 millions de barils de pétrole par jour.

"S'il venait à manquer sur le marché, les prix deviendraient alors incontrôlables".

Autre élément qui joue dans la hausse des carburants : la parité euro-dollar.

Pour tenter d'endiguer cette flambée des carburants, M. Margerie soutient qu'outre la réduction de la consommation, l'investissement dans "l'exploration-production" notamment à l'étranger doit être privilégié.

Le PDG de Total partisan à l'exploration du gaz de schiste

M. Margerie défend ainsi l'exploration du gaz de schiste, une technique à laquelle s'opposent radicalement les écologistes et des élus de gauche et de droite.

"Avant même qu'on ait eu le temps simplement de pouvoir évaluer ce qui existait, on a dû faire face à une campagne outrancière - et je pèse mes mots - contre cette ressource potentielle", s'indigne de son côté M. Margerie dans le Parisien.

A quelques jours d'une "journée nationale de mobilisation" organisée dimanche par les opposants, le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a annoncé l'examen le 10 mai, en procédure d'urgence, de la proposition de loi de Christian Jacob (UMP) qui vise à interdire l'exploration et l'exploitation de ces hydrocarbures non conventionnels.

Le texte du patron des députés de l'UMP prévoit concrètement l'abrogation des permis d'exploration pour le gaz et l'huile de schiste ainsi que l'interdiction de leur exploitation par fracturation hydraulique.

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