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Droit de vote des étrangers : Sarkozy change d'avis

Alors qu'il y était favorable en 2005, le présient de la République qualifie d'"hasardeuse" la proposition des sénateurs de gauche de permettre aux étrangers hors Union européenne de voter aux élections municipales.

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Nicolas Sarkozy s'exprimant à l'occasion du Congrès des maires de France, le 23 novembre 2001, à l'Elysée , à Paris. (PHILIPPE WOJAZER / AFP)

"Hasardeuse". C'est le mot employé mercredi 23 novembre par Nicolas Sarkozy pour qualifier la proposition de loi socialiste visant à autoriser les étrangers hors Union européenne résidant en France à voter aux élections municipales, que le Sénat doit examiner le 8 décembre. Pourtant, six ans auparavant, il avait tenu un discours opposé.

• Le 23 novembre 2011, il est contre

Selon le chef de l'Etat, qui s'exprimait dans la soirée devant 3 000 maires réunis à l'Elysée, cette proposition "risque de diviser profondément les Français au moment où, plus que jamais, nous avons besoin de les rassembler"

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• Le 25 octobre 2005, il est pour

Interviewé par le journal Le Monde daté du 25 octobre 2005, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, déclare : "A titre personnel, je considère qu'il ne serait pas anormal qu'un étranger en situation régulière, qui travaille, qui paie des impôts et réside depuis au moins dix ans en France, puisse voter aux élections municipales."

Une position que l'on retrouve également dans le livre Libre (Robert Laffont) signé en 2001 par Nicolas Sarkozy.

Une contradiction qu'ont souligné des députés PS, qualifiant mercredi soir la mémoire du président d'"hasardeuse" dans un communiqué. Ils ont ajouté qu'"à peu de choses près, c’est exactement le contenu de notre proposition".

Une idée défendue par François Hollande, candidat PS à la prochaine présidentielle, lors du dernier débat des primaires, le 12 octobre 2011.

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Une loi similaire avait déjà été votée en 2000 par l'Assemblée, majoritairement socialiste à l'époque. Mais le Sénat, alors placé à droite, l'avait bloqué. Le 8 décembre, le Palais du Luxembourg, désormais majoritairement à gauche, pourrait prendre sa revanche.

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