Le directeur de Sciences Po, Richard Descoings, est mort "de causes naturelles, d'une crise cardiaque"

Richard Descoings, mort dans sa chambre d'hôtel à New York le 3 avril, est décédé d'une "crise cardiaque", indiquent les services du médecin légiste de la ville.

Richard Descoings le 7 mai 2009 à Hérouville-Saint-Clair (Calvados).
Richard Descoings le 7 mai 2009 à Hérouville-Saint-Clair (Calvados). (MYCHELE DANIAU / AFP)

Le directeur de Sciences Po, Richard Descoings, mort dans sa chambre d'hôtel à New York le 3 avril, est décédé d'une "crise cardiaque", ont indiqué mercredi 30 mai les services du médecin légiste de la ville. "Nous sommes arrivés à une conclusion sur les raisons de sa mort, il est mort de causes naturelles, d'une crise cardiaque", a indiqué la porte-parole du médecin légiste. Elle a précisé que "la formulation sur le certificat de décès [était] : 'maladie cardiaque d'hypertension'". 

Richard Descoings, 53 ans, avait été retrouvé mort le 3 avril dans une chambre d'hôtel à New York où il était venu assister à un symposium d'universitaires sous l'égide des Nations unies. Cette mort avait créé une énorme émotion dans le monde politique et éducatif en France.

Une "enquête complète" qui a pris beaucoup de temps

La porte-parole du médecin légiste a expliqué que le délai de presque deux mois entre le décès de Richard Descoings et le résultat des examens s'expliquait par le fait que les services du médecin légiste de New York avaient mené une batterie complète d'examens. "C'était une enquête complète", a-t-elle insisté. Elle a précisé que la famille avait été prévenue des conclusions de ces examens. La police de New York avait, peu après la découverte du corps, écarté un acte criminel. 

Après une première autopsie qui n'avait pas été jugée concluante, les services du médecin légiste avaient annoncé, le 4 avril, qu'ils allaient procéder à des examens toxicologiques et de tissus. Ils avaient d'abord affirmé que les résultats de ces examens seraient connus à la mi-avril, puis début mai."Parfois cela prend très peu de temps, parfois cela prend plusieurs mois" avait déclaré le 11 mai la porte-parole du médecin légiste. "Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles cela peut prendre plus longtemps", avait-elle alors ajouté, en précisant que ce n'était "pas inhabituel", car certains tests pouvaient notamment conduire à en recommencer d'autres.