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La tenancière d'un bar de Saône-et-Loire a affirmé avoir vu ensemble Jean-Pierre Treiber et la tante de Géraldine Giraud

Cette femme "s'est présentée spontanément à la gendarmerie de son domicile, il y a quelque temps", pour déclarer que Treiber et Marie-Christine Van Kempen, la tante de Géraldine Giraud fréquentaient son bar, a indiqué le parquet lundi, confirmant une information du journal France Soir.
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Jean-Pierre Treiber - Marie-Christine Van Kempen (AFP - P. Merle / F. Dufour)

Cette femme "s'est présentée spontanément à la gendarmerie de son domicile, il y a quelque temps", pour déclarer que Treiber et Marie-Christine Van Kempen, la tante de Géraldine Giraud fréquentaient son bar, a indiqué le parquet lundi, confirmant une information du journal France Soir.

Le parquet n'était pas en mesure de préciser le lieu exact du bar de la tenancière ni la date de son témoignage à la gendarmerie. "Elle sera réentendue de façon plus approfondie par la police judiciaire", a précisé la même source, dans le cadre du "supplément d'information" ordonné par le président de la cour d'assises de l'Yonne Olivier Leurent, concernant le double assassinat de Katia Lherbier et Géraldine Giraud, commis fin 2004.

Treiber et Van Kempen ont toujours affirmé qu'ils ne se connaissaient pas
Olivier Leurent a fondé sa décision sur la nécessité de recueillir le témoignage d'un ancien co-détenu de Treiber, qui avait connu l'ex-garde forestier avant sa rocambolesque évasion de la maison d'arrêt d'Auxerre, le 8 septembre dernier.

Dans "L'Yonne Républicaine", le co-détenu, dont le nom n'avait pas été divulgué, avait déclaré le 15 septembre, une semaine après l'évasion de Treiber, que ce dernier lui avait affirmé "connaître Marie-Christine Van Kempen", la tante de Géraldine Giraud. Cette dernière avait été mise en examen et écrouée en novembre 2005, avant de bénéficier d'un non-lieu fin 2008, confirmé en février 2009. Jean-Pierre Treiber et Marie-Christine Van Kempen ont toujours affirmé qu'ils ne se connaissaient pas.

L'avocat de Jean-Pierre Treiber, Eric Dupond-Moretti, joint dimanche au téléphone par l'AFP, a estimé "scandaleux que des informations comme celles-là paraissent dans la presse avant même que les avocats concernés n'en soient avertis".

Treiber sera entendu le 7 décembre par une juge d'instruction
Jean-Pierre Treiber, unique suspect dans l'affaire du double meurtre en 2004 de Géraldine Giraud et de son amie Katia Lherbier, sera entendu à Auxerre le 7 décembre sur les conditions de son évasion. C'est dans sa propriété, à Villeneuve-sur-Yonne (Yonne), que les corps de Géraldine Giraud, 36 ans, et de Katia Lherbier, 32 ans, disparues depuis le 1er novembre 2004, avaient été retrouvés le 9 décembre suivant, au fond d'un puisard. Il s'était évadé le 8 septembre de la prison d'Auxerre et a été arrêté le 20 novembre, après une cavale de 74 jours.

Cavale de Treiber, une nouvelle garde à vue
Le parquet d'Auxerre a annoncé mardi le placement en garde à vue d'une habitante de Seine-et-Marne soupçonnée d'avoir aidé Jean-Pierre Treiber lors de sa cavale. "Une habitante de Bréau (...) âgée de 49 ans est en garde à vue depuis ce matin, dans le cadre de l'enquête sur l'évasion de M. Treiber ", a indiqué le procureur de la République d'Auxerre François Pérain. "Cette amie de Blandine (la dernière compagne de Treiber) pourrait avoir aidé le fugitif", a ajouté M. Pérain.

Dans le cadre de cette enquête, quatre personnes ont déjà été mises en examen le 22 novembre pour "recel de malfaiteurs", un délit passible de trois ans de prison, deux d'entre elles étant écrouées et les deux autres placées sous contrôle judiciaire.

Après une cavale de plus de dix semaines, Jean-Pierre Treiber avait été interpellé le 20 novembre à Melun. Il avait été mis en examen pour évasion avant d'être écroué à Fleury-Mérogis (Essonne).

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