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La tauromachie a été recensée vendredi sur la liste du patrimoine immatériel de la France

Les aficionados qualifient cette décision d'"historique". Les anti-corrida se disent "choqués".Vendredi, à Arles, le président de l'Observatoire national des cultures taurines a annoncé cette "reconnaissance" de la tauromachie, confirmée par le ministère de la Culture qui avait donné un avis favorable à cette inscription au mois de janvier.
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Introduite en France au milieu du XIX siècle, la corrida est pratiquée dans une quarantaine de villes françaises. (AFP - Dominique Faget)

Les aficionados qualifient cette décision d'"historique". Les anti-corrida se disent "choqués".

Vendredi, à Arles, le président de l'Observatoire national des cultures taurines a annoncé cette "reconnaissance" de la tauromachie, confirmée par le ministère de la Culture qui avait donné un avis favorable à cette inscription au mois de janvier.

"Il s'agit d'un recensement ethnique d'une pratique factuelle. La tauromachie a été inscrite au patrimoine immatériel au même titre que la tarte Tatin, le fest-noz et les parfumeurs de Grasse" , a précisé un porte parole du ministère. "Cela n'apporte aucune appellation morale particulière, ni aide à cette pratique".

La France a ratifié en 2006 une convention de l'Unesco adoptée en 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui impose aux Etats signataires de tenir un inventaire du patrimoine national, dont l'élaboration a commencé dans l'Hexagone en 2007.

"La France devient le premier pays taurin à réaliser ce geste", a dit André Viard. "Cette mesure constitue la reconnaissance, par l'instance compétente, de la dimension culturelle de la tauromachie telle qu'elle se pratique et telle qu'elle est vécue dans notre pays par les professionnels et par les amateurs qui composent le monde taurin français."

Les "anti-corrida" dénoncent la caution du ministère de la culture

"Notre gouvernement est le seul à reconnaître au patrimoine immatériel français une activité réprimée par le code pénal partout dans l'hexagone, excepté, par dérogation, dans certaines localités", s'est indigné dans un communiqué l'Alliance Anticorrida, qui a qualifié de "honteuse" cette décision.

Les adversaires de la corrida dénoncent l'aval donné par le ministère de la culture comme une première étape, les candidats éventuels au patrimoine de l'Unesco devant être inscrits, dans un premier temps, au patrimoine national de leur pays.

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