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L'auteur présumé des coups de couteau portés à Martin, un jeune géographe, à Grenoble, s'est rendu à la police

Six autres personnes âgées de 15 à 20 ans sont déjà en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur l'agression, qui s'est produite vendredi dernier dans le centre de Grenoble.Martin, 23 ans, s'est fait tabasser par une dizaine de jeunes alors qu'il rentrait d'une soirée avec deux amis.
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Interpellation d'un suspect à Grenoble après une violente agression (F2)

Six autres personnes âgées de 15 à 20 ans sont déjà en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur l'agression, qui s'est produite vendredi dernier dans le centre de Grenoble.

Martin, 23 ans, s'est fait tabasser par une dizaine de jeunes alors qu'il rentrait d'une soirée avec deux amis.

Le jeune suspecté d'avoir donné des coups de couteau à la victime s'est présenté au commissariat mardi soir. Agé de 20 ans et connu des services de police, il a été identifié comme l'auteur des coups de couteau sur la base de témoignages et d'"éléments techniques" que la police n'a pas voulu préciser.

Il a reconnu avoir eu le couteau en main mains mais assure que les coups étaient involontaires, selon une source judiciaires. Il a expliqué qu'il était ivre au moment de l'agression. La caméra de vidéosurveillance du tramway le montre en train d'essuyer la lame du couteau.

Ce jeune homme devrait être mis en examen, ainsi que les six autres en garde à vue. Le parquet a requis leur mise en examen pour tentative d'homicide pour le premier, pour violences aggravées en réunion avec usage d'une arme et participation à un groupe violent, en vertu de la nouvelle loi sur les bandes votée le 2 mars, pour les autres.

Seuls deux reconnaissent avoir porté des coups, a indiqué le chef de la sûreté départementale Jean-Claude Dunand. "Il ne s'agit pas d'une bande de jeunes comme on en trouve dans l'agglomération parisienne mais plutôt d'une bande de circonstance", constituée de "jeunes désoeuvrés" qui se sont fédérés sous les effets de l'alcool, a-t-il ajouté.

Les enquêteurs doivent établir si les mis en cause, identifiés sur un enregistrement d'une caméra de vidéo-protection prise dans le tramway qu'avait emprunté la victime, "appartiennent à la bande" responsable de l'agression. Ils doivent également établir des éléments de preuve permettant d'identifier ceux qui ont donné des coups de pied à la victime et l'auteur des coups de couteau, a souligné le procureur.

Rappel des faits
Martin rentrait d'une soirée avec son amie et un ami quand ils se sont trouvés face aux agresseurs, en sortant d'un tramway dans le centre de Grenoble. L'un des agresseurs a demandé une cigarette à l'amie de Martin, qui n'en avait plus. Les agresseurs ont alors commencé à insulter les quatre amis, puis à frapper très violemment le jeune géographe de 23 ans. Ils l'ont frappé à coups de pieds au visage et lui ont donné deux coups de couteau au bras et dans le dos, avant de prendre la fuite.

L'ami de Martin est entré dans un restaurant pour appeler les pompiers. "Je suis sorti et j'ai vu un jeune homme allongé à terre. Il perdait beaucoup, beaucoup de sang mais il était conscient", a expliqué Gérald Bassy, gérant d'un restaurant voisin. "Une femme qui passait par là a alors fait un garrot au bras de la victime, mais c'est seulement quand les pompiers sont arrivés qu'on s'est aperçu qu'il avait reçu un coup de couteau dans le dos", a-t-il ajouté.

Le jeune homme a été hospitalisé dans un état grave, avec un poumon perforé. Il est aujourd'hui totalement hors de danger.

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