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L'ADN retrouvé n'est pas celui des parents

Les traces d'ADN trouvées sur des pièces liées à l'affaire Grégory n'appartiennent pas aux parents de l'enfant
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France Télévisions
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La Volognen où a été retrouvé le corps du petit Grégory (© France 3 LCA)
Les traces d'ADN trouvées sur des pièces liées à l'affaire Grégory n'appartiennent pas aux parents de l'enfantLes traces d'ADN trouvées sur des pièces liées à l'affaire Grégory n'appartiennent pas aux parents de l'enfant

C'est ce qu'a indiqué le le procureur général de Dijon qui a confirmé que "deux ADN identifiables", un masculin et un féminin, ont été retrouvés par les experts sur le timbre et une lettre du corbeau faisant partie des scellés de l'affaire Grégory

Cette découverte est susceptible de relancer l'enquête sur ce faits divers.

"On a trouvé deux ADN identifiables sur les scellés: un ADN féminin sur ou sous le timbre d'une lettre du corbeau et un ADN masculin sur cette même lettre du corbeau", a déclaré M. Beney, le procureur général, qui venait de recevoir le rapport d'expertise. Cette lettre avait été adressée par le corbeau à Albert Villemin, le grand-père de Grégory , en juillet 1985, soit neuf mois après la découverte du corps du garçonnet de quatre ans dans les eaux de la Vologne (Vosges).

Les experts ont également retrouvé "l'ADN identifiable du petit Grégory sur la manche de son anorak, alors que ce scellé a séjourné dans l'eau pendant un certain temps", a souligné le magistrat.

Ces découvertes ne mettent toutefois pas fin au mystère de la mort du petit Grégory. Il reste en effet à savoir à qui elles se rattachent et dans quelles circonstances elles ont été déposées sur les objets examinés.

Rappel de l'affaire

Grégory, un enfant de quatre ans, avait été retrouvé mort, pieds et mains liés le 16 octobre 1984 dans la Vologne, une rivière proche de son domicile de Lépange-sur-Vologne (Vosges). Bernard Laroche, cousin du père de Grégory, avait été inculpé, puis libéré en raison d'erreurs de procédure, avant d'être assassiné par la père de Grégory le 29 mars 1985. Jean-Marie Villemin a été condamné à quatre ans de prison pour ce crime.

Le juge d'instruction, Jean-Michel Lambert, avait au même moment mis en cause et même emprisonné la mère de l'enfant, avant que la cour d'appel de Dijon ne l'innocente en 1993 et reconnaisse qu'il s'agissait d'une fausse piste. L'arrêt de 1993 concluait qu'il subsistait des charges très sérieuses sur le premier suspect, Bernard Laroche, mis en cause par de premières expertises en écriture et un témoignage de sa belle soeur, Muriel Bolle. Elle racontait aux gendarmes qu'il avait enlevé l'enfant en sa compagnie avant de disparaître avec lui aux abords de la Vologne. Ce témoin s'est ensuite rétracté et sa déposition initiale a disparu du dossier pour vice de forme.

La cour d'appel de Dijon a ordonné l'expertise cette année afin de mettre à profit les progrès de la science génétique, qui permet de mettre au jour des empreintes très anciennes à partir d'un matériau de taille infime.

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