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En grève depuis trois semaines, les éboueurs de la ville de Paris ont levé le blocage de l'usine d'incinération d'Ivry

Dernier bastion de la lutte contre la réforme des retraites, le centre de traitement de déchets d'Ivry-sur-Seine a repris son activité lundi. Mais la grève ne s'arrête pas pour autant. Si la CGT a reconnu un accord avec la direction et la Ville de Paris, les grévistes poursuivront leur protestation par une mise à l'arrêt quotidienne.
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Le ramassage des ordures va pouvoir reprendre (AFP - MARTIN BUREAU)

Dernier bastion de la lutte contre la réforme des retraites, le centre de traitement de déchets d'Ivry-sur-Seine a repris son activité lundi. Mais la grève ne s'arrête pas pour autant. Si la CGT a reconnu un accord avec la direction et la Ville de Paris, les grévistes poursuivront leur protestation par une mise à l'arrêt quotidienne.

Le plus important centre de traitement de déchets d'Europe va pouvoir reprendre son activité. Après trois semaines de grève, les éboueurs de la ville de Paris ont voté, lundi en assemblée générale, le déblocage de l'usine d'incinération d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Ils avaient interdit l'accès aux camions-poubelle et campaient devant l'entrée du site. La mairie de Paris a confirmé le vote de déblocage. La CGT sera reçue mardi après-midi par la direction.

"Nous avons eu une assemblée générale ce lundi matin. Au vu des résultats et des négociations ouvertes avec la DRH sur les rémunérations, les primes, etc. on a décidé de débloquer les garages et l'usine d'incinération d'Ivry", a annoncé à l'AFP Régis Vieceli, secrétaire général de la CGT-Nettoiement.

Si le blocage est levé, le mouvement de grève ne prend pas fin pour autant. La CGT a indiqué qu'elle était même reconduite, mais différemment: "sous une forme de 55 minutes par jour pour garder sous pression les négociations et aussi par rapport aux retraites".

La Ville de Paris avait annoncé dimanche soir qu'elle avait fait des propositions à la CGT pour mettre fin aux trois semaines de conflit avec les éboueurs, prévoyant notamment une revalorisation salariale en fin de carrière dans ce conflit lié aussi à la mobilisation sur les retraites.

La proposition leur permettrait "de bénéficier d'une augmentation de leur rémunération annuelle de plus de 1.000 euros nets". La mesure "aura un effet direct sur le calcul de leur pension de retraite, et ce nouveau grade concernera 400 éboueurs dès les deux prochaines années", avait précisé la ville.

La municipalité a aussi fait valoir que ces propositions contribueraient "très directement à l'amélioration du niveau des conditions financières auxquelles les agents pourront, le moment venu, faire valoir leurs droits à la retraite".

Le ramassage des ordures était surtout affecté dans les arrondissements de Paris où la collecte des ordures est faite par la régie municipale, soit dix arrondissements sur 20. A Paris, les services municipaux assurent la collecte dans les 2e, 5e, 6e, 8e, 9e, 12e, 14e, 16e, 17e et 20e. La collecte des autres arrondissements est réalisée par des entreprises privées.

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