1er-Mai : Le Pen propose la "lumière de l'espoir" face aux "ténèbres de l'Europe"

La présidente du FN a rassemblé ses troupes pour son défilé annuel et a prononcé un discours d'environ 45 minutes, à Paris.

Marine Le Pen, le député du Rassemblement bleu Marine Gilbert Collard (G) et Florian Philippot, vice-président du FN (D), lors du défilé du FN du 1er mai 2013, à Paris.
Marine Le Pen, le député du Rassemblement bleu Marine Gilbert Collard (G) et Florian Philippot, vice-président du FN (D), lors du défilé du FN du 1er mai 2013, à Paris. (ERIC FEFERBERG / AFP)

"La France est dans la nuit. Il est temps de montrer une lumière, la lumière de la renaissance de la Nation et du peuple français." Marine Le Pen a prononcé, mercredi 1er mai, place de l'Opéra, à Paris, le traditionnel discours du Front national à l'occasion de sa fête de Jeanne d'Arc, le troisième depuis qu'elle est à la tête de la formation. Auparavant, les sympathisants FN avaient défilé dans la capitale. Devant elle, entre 4300 et 15 000 sympathisants ont hué en cœur Jean-Luc Mélenchon et François Hollande et applaudi sa vision de la France.

Bruxelles, Berlin, "les magnats de la haute finance"...

"Je comprends nos compatriotes quand ils nous disent qu'ils perdent confiance, qu'ils ne croient plus en cette classe politique", a-t-elle martelé, jugeant que la France s'est aujourd'hui "enfermée dans les ténèbres de l'Europe". Le pays, a-t-elle affirmé devant une marée de drapeaux tricolores, "s'enfonce dans une politique absurde d'austérité sans fin, parce qu'il s'agit de sauver un système à tout prix, parce qu'il s'agit de renforcer des intérêts qui ne sont pas les nôtres, parce qu'il s'agit de dire toujours oui à Bruxelles, à Berlin bien sûr, et en toutes circonstances aux magnats de la haute finance, à leurs serviles valets de la Banque centrale de Francfort ou de la Commission européenne".

Face à cet "interminable délitement vers l'oubli d'une nation", la présidente du FN a promis "la lumière de l'espoir, la lumière d'un avenir que nous voulons rendre à la France toute entière et, à travers elle, à l'Europe".

Tout au long du défilé, les militants frontistes ont multiplié les slogans hostiles au gouvernement et à la gauche en général, comme le relate sur Twitter notre journaliste Salomé Legrand.