Vidéo "La chasse à l'épieu", une pratique cruelle dénoncée par le naturaliste Pierre Rigaux

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 4 min.
Des sangliers achevés à l'arme blanche après une longue agonie, c'est la pratique de la "chasse à l'épieu" que dénonce le naturaliste Pierre Rigaux. Voilà pourquoi.
BRUT
Article rédigé par
France Télévisions

Des sangliers achevés à l'arme blanche après une longue agonie, c'est la pratique de la "chasse à l'épieu" que dénonce le naturaliste Pierre Rigaux. Voilà pourquoi.

Un sanglier déchiqueté vivant par des chiens... Un autre achevé à coups d'épieux après une longue agonie. Ces images viennent d'être révélées par le naturaliste Pierre Rigaux. "Les sangliers ont souvent déjà une balle dans le corps voire plusieurs, ensuite ils sont mordus très, très longuement par les chiens, ils sont déchiquetés vivants par les chiens, et ensuite l’arme blanche ou les armes blanches, un épieu, deux, trois épieux, une dague, un couteau… Tout cela fait que les sangliers ne meurent pas tout de suite", explique-t-il. "Donc on est sur une forme de chasse qui a tendance à plutôt maximiser la souffrance", poursuit le naturaliste.

Pas de loi concernant les animaux sauvages

En France, l'arme blanche est interdite pour la recherche et la poursuite du gibier mais elle est autorisée pour "la mise à mort d'un animal aux abois ou mortellement blessé par un tir réussi". "La réglementation permet aux chasseurs d'achever les animaux qui sont mortellement blessés ou qui sont aux abois, c'est-à-dire qui sont bloqués par les chiens, qui ne peuvent plus s'enfuir", développe Pierre Rigaux. Ce dernier pointe aussi le fait qu'il n'y ait pas de loi concernant les animaux sauvages et qui empêchent la cruauté envers eux. "Donc les chasseurs peuvent faire finalement comme ils veulent, parfois, pour une partie des chasseurs, à exercer vraiment un sadisme comme on le voit sur les images, c'est-à-dire de prendre plaisir à faire souffrir longtemps les sangliers", regrette-t-il.

La vidéo montre une vingtaine de cas, dans au moins 5 régions françaises.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.