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Charles Pasqua, condamné à un an de prison ferme dans l'affaire de l'Angolagate en octobre, promet des "révélations"

L'ancien ministre de l'Intérieur, qui rejette les accusations portées contre lui, reviendra à nouveau sur son rôle dans les ventes d'armes à l'Angola, lors d'une conférence de presse.Dans une lettre aux parlementaires et une interview dans le "JDD", Charles Pasqua a mis de nouveau en cause Jacques Chirac et Dominique de Villepin.
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L'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua le 7 janvier 2009 (AFP - Gérard Cerles)

L'ancien ministre de l'Intérieur, qui rejette les accusations portées contre lui, reviendra à nouveau sur son rôle dans les ventes d'armes à l'Angola, lors d'une conférence de presse.

Dans une lettre aux parlementaires et une interview dans le "JDD", Charles Pasqua a mis de nouveau en cause Jacques Chirac et Dominique de Villepin.

"J'estime aujourd'hui que l'on se sert du secret-défense, en France, pour protéger quelques aigrefins", a dit M.Pasqua dans son interview au "Journal du Dimanche".

L'ancien ministre de l'Intérieur propose à tous les parlementaires de créer une commission habilitée à enquêter sur les affaires protégées par un secret-défense.

Toujours dans l'entretien au journal, M.Pasqua a promis des "révélations" avec des "preuves matérielles", assurant "rafraîchir la mémoire" de l'ancien président, Jacques Chirac. Charles Pasqua a récemment affirmé que M.Chirac, alors président de la République, avait "débloqué 900.000 francs" pour la libération des deux pilotes français détenus en Bosnie et libérés fin 1995, et que cet argent lui avait été remis par Dominique de Villepin.

Dominique de Villepin et Alain Juppé ont déjà répliqué aux accusations de Charles Pasqua pour défendre Jacques Chirac ou pour assurer n'avoir jamais eu connaissance de pratiques illégales.

M.Pasqua réexpliquera aussi les raisons pour lesquelles l'octroi de l'Ordre du mérite à l'homme d'affaires Arcadi Gaydamak, condamné à six ans de prison ferme dans l'Angolagate, se justifiait pour son intervention dans la libération des deux pilotes français, a dit l'avocat de Charles Pasqua, Me Léon-Lef Forster.

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