Valence : un militaire en faction devant une mosquée tire sur une voiture qui lui fonçait dessus

Le conducteur est blessé, tout comme le militaire et un passant. L'assaillant "est hospitalisé et il reste à évaluer son état psychiatrique et ses motivations exactes", a assuré, vendredi, le maire de cette commune de la Drôme. 

Des policiers français, près de la voiture qui a foncé sur des militaires postès devant la mosquée de Valence (Drôme), le 1er janvier 2016.
Des policiers français, près de la voiture qui a foncé sur des militaires postès devant la mosquée de Valence (Drôme), le 1er janvier 2016. (PATRICK GARDIN / AFP)

Un homme a foncé en voiture sur un militaire posté devant la grande mosquée de Valence (Drôme), vendredi 1er janvier. Il a contraint ce dernier à tirer à deux reprises, blessant grièvement le conducteur du véhicule. 

Vers 15 heures, l'homme a dirigé délibérément sa Peugeot 307 break rouge sur un militaire de l'opération Sentinelle, qui a riposté à l'aide de son arme, le touchant à un bras et à une jambe. Une balle perdue a également blessé un passant, touché au mollet. La victime a été transportée à l'hôpital. Le militaire a, lui, été percuté par le véhicule et blessé au genou et au tibia. Son pronostic vital n'est pas engagé.

Des témoins de la scène ont publié des photos sur les réseaux sociaux. 

Les motivations du suspect restent à définir

Selon la préfecture, la grande mosquée de Valence est un lieu très calme, "où le culte se passe de manière apaisée". Quatre militaires étaient en faction vendredi aux abords du bâtiment, à la périphérie de la ville, précise la préfecture. 

L'homme, dont la voiture est immatriculée en Savoie, a agi seul. A ce stade de l'enquête, ses motivations sont inconnues. L'assaillant "est hospitalisé et il reste à évaluer son état psychiatrique et ses motivations exactes, a expliqué Nicolas Daragon, le maire de Valence, sur i-Télé. "La police est en train d'essayer de déterminer son identité."

"C'est vraiment un acte auquel on ne pouvait pas s'attendre, les quatre militaires étaient en faction devant une mosquée qui est modérée et calme, entre deux prières, où les fidèles affluaient", a poursuivi l'élu.