Plusieurs condamnations pour "apologie du terrorisme" après les attaques de Paris

Un Marseillais de 23 ans a été condamné à un an de prison ferme pour avoir crié "Allahou Akbar" et mimé un égorgement en direction d'un groupe de policiers, samedi.

Des policiers devant un centre commercial de Nice (Alpes-Maritimes), le 14 novembre 2015.
Des policiers devant un centre commercial de Nice (Alpes-Maritimes), le 14 novembre 2015. (ERIC GAILLARD / REUTERS)

Tout le monde n'a pas participé au deuil national après les attaques qui ont fait au moins 129 morts à Paris et à Saint-Denis, vendredi 13 novembre. Lundi, plusieurs personnes ont été condamnées à des peines de prison pour "apologie du terrorisme". Francetv info récapitule ces différentes décisions de justice.

Il crie "Allahou Akbar" à des policiers : un an de prison ferme

A Marseille, un homme de 23 ans a été condamné à un an de prison ferme, lundi, assorti d'un mandat de dépôt, ce qui signifie qu'il passera la nuit en prison. Alors qu'il circulait en voiture sur la Canebière, samedi après-midi, au lendemain des attaques, le jeune homme a crié trois fois "Allahou Akbar" et mimé un égorgement, en direction d'un groupe de policiers devant le commissariat de Noailles. Pris en chasse, il a été interpellé peu après, et a nié les faits.

Ses propos et le geste qui les accompagnait sont "constitutifs d'apologie du terrorisme", selon la présidente du tribunal. "Je ne suis pas sûr que vous ayez pensé à assassiner des policiers, mais vous avez profité de ce climat pour exprimer une forme d'agressivité", a estimé le procureur. "L'état d'urgence impose que des comportements comme le vôtre soient sévèrement réprimés." Il était également coupable de récidive de détention de stupéfiants.

Il mime des tirs : un mois de prison avec sursis

A Nice, un jeune homme de 20 ans a été condamné à un mois de prison avec sursis. Samedi soir, dans le vieux Nice, il a mimé le chargement d'une arme à feu puis des tirs, en direction d'une voiture de policiers en patrouille. Un comportement "irresponsable" dans le contexte de l'état d'urgence, a jugé la procureure. Le jeune étudiant en médecine a expliqué qu'il s'agissait d'un jeu avec ses amis, et que son geste était courant chez les jeunes en Corse, d'où il est originaire. Il a présenté ses excuses aux policiers.

Il tient des propos menaçants : un mois de prison avec sursis

A Paris, un homme de 21 ans souffrant de troubles psychiatriques a été condamné à un mois de prison avec sursis, pour apologie d'actes de terrorisme. Dans la rue, dimanche, il a déclaré : "Ce qui s'est passé dans le 10e, le 11e, ça va se passer dans le 13e, le 14e", évoquant les arrondissements de Paris. Un expert a conclu que son discernement était altéré. Son sursis a été assorti d'une mise à l'épreuve avec obligation de soins. A la barre, il s'est excusé "d'avoir dit n'importe quoi".