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Sète : huit personnes écrouées dans le cadre d'un règlement de comptes

Les huit hommes ont été placés en détention après une opération de police qui a mobilisé 200 agents. Ils sont notamment soupçonnés d'être impliqués dans des tentatives de meurtres.

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Radio France
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Carte de localisation de la ville de Sète. (GOOGLE MAPS)

Après une spectaculaire descente de police à Sète, lundi 16 octobre, huit hommes ont été placés en détention jeudi, soupçonnés d'être impliqués dans quatre tentatives de meurtres depuis le début de l'année, mais aussi soupçonnés de menaces et de violences, rapporte France Bleu Hérault vendredi.

Les 200 policiers qui étaient mobilisés lundi ont interpellé 18 hommes. "C'est une vraie dérive criminelle qui justifiait qu'on mobilise des moyens très importants", a expliqué le procureur Christophe Barret. 

En tout, 18 hommes de 21 à 39 ans, ont été interpellés lundi. Jeudi, 10 d'entre eux ont été mis en examen, certains pour tentatives d'homicides volontaires en bande organisée. Huit ont été placée en détention et deux autres sous contrôle judiciaire. Trois autres sont présentés au juge vendredi, en vue de poursuites. Ils sont tous connus des services de police, mais le plus souvent pour des faits de petite ou moyenne délinquance.

Lors des perquisitions, les enquêteurs ont saisi deux armes, un gilet par balle et quelques milliers d'euros en liquide.

Une série de règlements de compte en lien avec le trafic de stupéfiants

Pour le procureur, tous seraient impliqués, directement ou non, dans une série de règlements de compte : quatre tentatives de meurtre, des menaces, intimidations, violences, séquestration... En tout onze crimes ou délits en lien direct avec le trafic de stupéfiants. "Un règlement de comptes malheureusement classique", relève le procureur. Mais qui, à Sète, ces derniers mois,"était très intense", avec des malfaiteurs aux "manières extrêmement violentes et dangereuses".

France Bleu Hérault rappelle que quatre tentatives de meurtre ont eu lieu à Sète ou aux environs, depuis janvier, ne faisant que des blessés.

Tous connus des services de police

"On pense avoir affaire à deux clans rivaux qui veulent se partager un territoire, en l'occurrence Sète", explique Jean-Philippe Fougereau, patron du SRPJ de Montpellier à France Bleu Hérault. "C'est la tendance de ce narco banditisme qui a tendance à régler ses comptes au milieu de la population, au grand jour, en prenant le risque d'avoir des victimes collatérales", ajoute le patron du SRPJ de Montpellier.

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