Seine-Saint-Denis : une enquête ouverte pour "actes de torture et de barbarie" après l'agression d'un buraliste

Le buraliste et sa famille ont été séquestrés et torturés à leur domicile situé à Villemomble (Seine-Saint-Denis), dans la soirée de lundi. Une enquête de flagrance pour "vol, extorsion, séquestration et actes de torture et de barbarie en bande organisée" a été ouverte.

L\'enseigne d\'un bureau de tabac, le 16 mars 2017, à Nantes (Loire-Atlantique).
L'enseigne d'un bureau de tabac, le 16 mars 2017, à Nantes (Loire-Atlantique). (LOIC VENANCE / AFP)

Le gérant d'un bar-tabac à Villemomble (Seine-Saint-Denis) et sa famille ont été violemment agressés à leur domicile, dans la soirée du lundi 18 décembre, à Clichy-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, rapporte France Bleu Paris. Une enquête de flagrance pour "vol, extorsion, séquestration et actes de torture et de barbarie en bande organisée" a été ouverte.

Des malfaiteurs armés et cagoulés

Cinq à six personnes cagoulées et armées ont pénétré, en début de soirée, dans le pavillon où se trouvaient l'épouse, sa sœur et son enfant âgé de 2 ans et demi. Les deux femmes ont été frappées et ligotées.

Les malfaiteurs s'en sont pris au buraliste, à son retour. Ils lui ont versé de l'eau bouillante sur le visage, le brûlant au second degré. Ils lui ont écrasé les doigts avec une pince pour le forcer à donner les codes des alarmes de son commerce situé dans la ville voisine de Villemomble. Le calvaire a duré trois heures, de source proche de l'enquête. L'homme a fini par céder.

Direction le bureau de tabac à Villemomble

Les malfaiteurs se sont ensuite dirigés vers Villemomble et le bureau de tabac pour y dérober la caisse et des jeux à gratter. Le préjudice est supérieur à 30 000 euros. De retour au domicile des victimes, les malfaiteurs ont dérobé le véhicule familial pour prendre la fuite. Ils sont toujours recherchés.

Le parquet de Bobigny a confié l'enquête à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis. Dans son calvaire, le buraliste a reçu le soutien de Philippe Coy. Le président de la Confédération des buralistes évoque "un acte inhumain, traumatisant et d'une barbarie inouïe". Il assure l'homme agressé de "la solidarité des 25 000 buralistes".

La Confédération s'inquiète d'une montée de l'insécurité, "alors que les agressions se sont accrues au rythme des hausses du prix du tabac". Par ailleurs, il demande au ministère de l'Intérieur des "réponses particulières".