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Quatre jeunes jugés à huis-clos pour le meurtre d'Alexandre

En mars 2012, Alexandre, 17 ans, était tué de deux balles dans la tête dans une forêt près de Beauvoir-en-Lyons en Seine-Maritime. Ce mardi, le procès à huis-clos de quatre jeunes, jugés pour assassinat, s'ouvre à Rouen. Ils encourent au maximum vingt ans de prison.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (©PHOTOPQR/PARIS NORMANDIE/Stéphanie Péron Maxppp)

Ils
craignaient qu'Alexandre les dénonce pour un petit cambriolage
commis quelques semaines auparavant. Ils ont décidé de le tuer
plutôt que de prendre ce risque.

Ce
mardi, s'ouvre devant la cour d'assises des mineurs le procès de ces quatre jeunes, jugés pour avoir tué
de deux balles dans la tête leur camarade Alexandre, 17 ans, dans
une forêt près de Beauvoir-en-Lyons (Seine Maritime), en mars 2012. Agés
de 15 à 17 ans au moment des faits, les accusés ont reconnu avoir
tendu un guet-apens à Alexandre, qui fréquentait le même
établissement scolaire qu'eux, et de l'avoir tué.

Le
jour du crime, les accusés avaient appelé Alexandre à plusieurs
reprises sur son téléphone portable, lui demandant de les rejoindre
près d'une route forestière où ils avaient l'habitude de se
retrouver.

Sur place, ils l'auraient fait asseoir sur un rondin pour
l'abattre de deux balles de pistolet dans la nuque avant d'asperger
son corps d'essence et de le brûler. Le corps a été découvert en train de se consumer par des gardes forestiers.

Rapidement
identifié

Ce
sont les morceaux d'une carte bleu et le téléphone portable
d'Alexandre, retrouvés
sur la scène du crime, qui avaient permis l'identification rapide de
la victime
et facilité l'interpellation des quatre garçons, domiciliés dans
le village
voisin de la Feuillie.
En
garde à vue, les quatre adolescents avaient reconnu les faits et
indiqué aux enquêteurs l'endroit où ils s'étaient débarrassés
du pistolet. Jusqu'alors les accusés n'avaient aucun antécédent
judiciaire.

Peur
d'être dénoncés

Le
motif invoqué par les quatre jeunes laisse perplexe. Ils ont dit
craindre qu'Alexandre les dénonce après un cambriolage commis
quelques semaines auparavant. Ils avaient notamment dérobé
quelques bijoux, une console de jeux et les armes du propriétaire.
La maison était celle d'un de leurs amis.
Le verdict est attendu pour le 31 mai. Les accusés
risquent au maximum 20 ans de prison. 

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