Meurtre de Thomas à Crépol : une mère de famille porte plainte car son "fils a été désigné comme tueur sur les réseaux" sociaux

Une mère de famille habitant le quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère dans la Drôme a porté plainte car son fils était désigné sur les réseaux sociaux comme "tueur" après la mort de Thomas. La famille n'était pourtant pas en France au moment du drame de Crépol.
Article rédigé par France Info - Avec France Bleu Drôme Ardèche
Radio France
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Temps de lecture : 1 min
Des banderoles attachées à la clôture d'un bâtiment dans le quartier Monnaie de Romans-sur-Isere, le 2 décembre 2023. (SYLVAIN THOMAS / AFP)

Une mère de famille habitant le quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère dans la Drôme a porté plainte, car son fils a été présenté sur les réseaux sociaux comme un "tueur" après la mort de Thomas à Crépol, rapporte dimanche 3 décembre France Bleu Drôme Ardèche. Selon ses déclarations, elle et son fils n'étaient pas en France au moment des faits.

Khedidja raconte qu'elle a été alertée via Snapchat alors qu'elle se trouvait à l'étranger : "Je n'étais pas là du tout et je reçois sur mon Snap : attention la tête de ton fils, elle tourne". "On était en Algérie pour enterrer ma mère", poursuit-elle. "À la gendarmerie, quand on est allé pour porter plainte, on nous a dit 'vous avez bien fait de venir parce que le lendemain on allait venir péter votre porte !", confie-t-elle à France Bleu Drôme Ardèche.

Désormais cette mère de famille avoue avoir peur pour son fils lycéen "parce que maintenant, l'extrême droite a pris une ampleur de malade à l'extérieur du quartier".

Khedidja habite dans le quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère, où résident certains des suspects mis en cause dans le meurtre de Thomas à Crépol à la sortie d'un bal. Dans ce quartier des groupes d'ultradroite s'y étaient rendus une semaine après la mort du jeune lycéen pour mener une expédition punitive xénophobe.

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