Les collectivités du Finistère s'inquiètent de la vente sur internet de sable breton pour deux ou trois euros le sachet

L'adjoint à la mairie de Penmarc'h, Eric Raphalen, rappelle que "les plages perdent du sable. Ce n'est qu'une goutte d'eau mais il nous appartient d'être vigilants pour que cette pratique cesse".

La plage de Roscoff, en Bretagne.
La plage de Roscoff, en Bretagne. (MAXPPP)

Les collectivités du Finistère s'inquiètent de la mise en vente de sable breton sur internet, rapporte samedi 7 octobre France Bleu Breizh Izel. Ce sable a notamment été prélevé à Penmarc'h, Bénodet ou encore Camaret. Pour deux ou trois euros, l'acheteur reçoit son petit sachet. Mais cette pratique est illégale.

C'est la première fois que l'administration et les collectivités du Finistère sont confrontées à de la vente en ligne de sable breton. Pour Eric Raphalen, adjoint à la mairie de Penmarc'h : "Nous sommes désarçonnés par cette situation. Nous creusons le sujet, sans mauvais jeu de mot, avec l'avocat de la mairie".

"Il nous appartient d'être vigilants pour que cette pratique cesse"

L'élu poursuit en évoquant l'état des plages : "les plages perdent du sable. Ce n'est qu'une goutte d'eau mais il nous appartient d'être vigilants pour que cette pratique cesse".

Ce sont des habitants des côtes bretonnes qui ont remarqué la vente de sable sur des sites marchands qui ont fini par attirer l'attention des autorités sur cette affaire. Le marchand de sable est basé à Amiens et utilise un pseudonyme. À priori, il s'adresse avant tout aux arénophiles, les collectionneurs de sable.