Le site internet de l'Elysée piraté par...les Etats-Unis

En mai dernier, peu avant le second tour de la présidentielle, l'équipe de Nicolas Sarkozy avait été victime de pirates de haut vol. Une cyber-attaque menée par les États-Unis, selon L'Express. Tout aurait commencé sur Facebook. Le magazine évoque des conclusions d'une enquête menée par l'État.

(Maxppp)
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Rémi InkRadio France

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Le scénario est digne d'un film de Hollywood. Des pirates informatiques se
sont introduits en mai dernier dans le système informatique de l'Elysée. Le
journal Le Télégramme avait révélé l'information. Dans son édition à paraître
mercredi, le magazine L'Express va plus loin et assure désigner les coupable :
les Etats-Unis.

Les intrus auraient pu fouiller les ordinateurs des proches conseillers de
Nicolas Sarkozy, selon le magazine. Notes secrètes, plans stratégiques
récupérés sur des disques durs, le butin est important. A l'origine, comme
souvent, une simple négligence humaine.

Tout commence sur...Facebook

On le répète assez souvent, il faut faire attention avec les réseaux sociaux
et notamment le plus connu d'entre eux, Facebook. Les pirates ont tout
simplement repéré le profil de personnes travaillant au palais présidentiel. La
suite est rocambolesque.

Les cyber-criminels deviennent "amis" avec ces collaborateurs du
pouvoir français. Ils les invitent, par un message électronique, à se connecter
à l'Intranet, le serveur de l'Elysée. Mais ce lien mène à une fausse page
internet, une copie conforme du véritable Intranet. Il est demandé aux salariés
de l'Elysée leur identifiant et leur mot de passe. Qu'ils donnent sans
broncher. Les hackers ont en main les clés du site et y installe un logiciel
espion. Tout simplement.

Les ordinateurs des conseillers les plus haut placés vont être piratés

Les conseillers les plus proches du pouvoir vont voir leur ordinateur
piraté. C'est le cas par exemple de Xavier Musca, secrétaire général
de l'Elysée. Nicolas Sarkozy aurait échappé au piratage. Pour une simple raison
: il ne possédait pas de PC !

Le logiciel espion laisse des traces et finira par être repéré. Mais il est
tellement sophistiqué que le cyberpompier de l'Etat, l'Agence nationale de la
sécurité des systèmes d'information (Anssi), mettra plusieurs jours pour
remettre le réseau à neuf.

Pourquoi les Etats-Unis nous attaqueraient-ils ?

Contacté par le magazine L'Express, l'Elysée n'a pas voulu faire de
commentaires. Mais pourquoi un pays allié lancerait-il une telle opération ? "Vous
pouvez être en très bons termes avec un "pays ami" et vouloir, en même
temps, vous assurer de son soutien indéfectible, surtout dans une période de
transition politique
", note un proche du dossier dans L'Express , sous le
couvert de l'anonymat.