L'Institut Pasteur perd des tubes contenant le virus du SRAS mais se veut rassurant

"Les tubes considérés n'ont aucun potentiel infectieux", affirme conclut l'Institut.

Des tubes à essai contenant des bactéries pahtogènes, dans un laboratoire de l\'institut Pasteur, à Paris, le 18 novembre 2011.
Des tubes à essai contenant des bactéries pahtogènes, dans un laboratoire de l'institut Pasteur, à Paris, le 18 novembre 2011. ( MAXPPP)

Cela ressemble à un scénario de film catastrophe mais les experts assurent qu'il n'y a aucun danger. L'Institut Pasteur a annoncé, samedi 12 avril, avoir perdu des tubes contenant des fragments du virus du Sras (syndrome respiratoire aigu sévère). Dans un communiqué, l'Institut précise avoir constaté la perte de ces tubes "dans le cadre des procédures d'inventaire réglementaires habituelles".

Il ne précise pas le nombre de tubes perdus mais indique que leur perte témoigne "d'un défaut de traçabilité sur certains échantillons". Après "enquête approfondie", l'Institut a contacté l'agence du médicament (ANSM) qui a déclenché une enquête. Elle a donné lieu "à des investigations sur place, dans le laboratoire concerné, du 8 avril à ce jour".

Le potentiel infectieux est "nul", selon des experts

Mais les conclusions des experts indépendants saisis par les autorités sanitaires sont rassurantes : ils ont qualifié de "nul" le potentiel infectieux des tubes perdus "au regard des éléments disponibles et des élements connus de la littérature sur la survie du virus Sras".

En 2003, une pandémie de Sras, partie de Chine, avait touché quelque 8 000 individus et causé la mort de plus de 800 personnes, principalement en Asie. Les symptomes du Sras ressemblent à ceux d'une pneumonie, avec une fièvre élevée et divers problèmes respiratoires.