Hérault : plusieurs incendies criminels dans une école et un collège de Béziers

Deux classes sont entièrement détruites et une dizaine sont inutilisables, selon les informations de la mairie, contactée par France Bleu Hérault.

Les locaux de l’école primaire Les Tamaris de Béziers (Hérault), brûlés par un incendie criminel lors de la nuit d’Halloween.
Les locaux de l’école primaire Les Tamaris de Béziers (Hérault), brûlés par un incendie criminel lors de la nuit d’Halloween. (ELENA LOUAZON / RADIO FRANCE)

Une école et un collège de Béziers (Hérault) ont été gravement endommagés par plusieurs incendies criminels dans la nuit de jeudi à vendredi, indique France Bleu Hérault vendredi 1er novembre. Une enquête a été ouverte. Aucune interpellation n'a eu lieu. Un pompier a été légèrement blessé en éteignant le feu.

Vers 22 heures, la police est appelée pour un départ de feu dans un immeuble désaffecté près du square Georges Vallerey. Les pompiers arrivent en même temps et sont accueillis par des jets de pierres et de mortier. La trentaine de personnes sur place est dispersée.

Les sanitaires de l’école primaire incendiée Les Tamaris de Béziers (Hérault).
Les sanitaires de l’école primaire incendiée Les Tamaris de Béziers (Hérault). (ELENA LOUAZON / RADIO FRANCE)

Vers 22h30, la police voit des gens sortir du collège Krafft où un feu a été allumé. L'incendie se propage rapidement dans l'école des Tamaris. Au total, 14 classes sont endommagées. Deux classes sont entièrement détruites et une dizaine sont inutilisables. Les structures même du bâtiment sont très abîmées. L'école, qui accueille 300 enfants de maternelle et de primaire, pourrait ne jamais rouvrir. La police scientifique évoque un "risque réel" d’effondrement de la partie arrière du bâtiment, rapporte France Bleu Hérault. Deux classes du collège Krafft sont en partie brûlées.

Vers 23h20, nouveaux jets de pierres, barricades enflammées, la préfecture a envoyé des renforts de CRS. Le préfet s'est rendu sur place. À 0h30, le calme est revenu.

Des "abrutis"

Une institutrice de l'école, Ophélie, est sous le choc. "Je suis triste, dépitée. Je ne comprends pas comment c'est possible. C'est beaucoup de travail et de temps qui partent en fumée. C'est un énorme gâchis. Comment peut-on brûler une école ?", s'interroge-t-elle au micro de France Bleu Hérault.

On ne sait pas comment on va accueillir les enfants, comment on va faire après. On n'imagine pas des dégâts pareils, tout est parti, tout !Une institutrice de l'écoleà franceinfo

"C'est insupportable. Ce sont des abrutis qui s'en prennent à des bâtiments qui sont occupés par leurs petits frères et leurs petites sœurs", a réagi sur France Bleu Hérault Robert Ménard, le maire de Béziers. "Ce sont des gens qui détruisent leur cadre de vie." Dans ce même quartier, les aires de jeu ont déjà brûlé à 15 reprises.

Le ministre de l'Éducation s'est également exprimé à ce sujet sur Twitter, Jean-Michel Blanquer "condamne avec force les exactions qui ont eu lieu à Béziers".

Lundi 4 novembre, la rentrée pourra s'effectuer normalement pour les collégiens dans l'établissement. En revanche, l'école des Tamaris est inutilisable. Les 300 enfants de maternelle et de primaire seront donc accueillis temporairement à partir de lundi dans la maison de quartier réquisitionnée pour l'occasion, détaille France Bleu Hérault. La mairie incite toutefois les parents à garder leurs enfants s'ils le peuvent.