Cet article date de plus de huit ans.

Double meurtre d'Echirolles : le dernier fuyard recherché s'est rendu à la police

Un autre suspect en fuite s'était aussi rendu à la police, plus tôt dans la journée de jeudi. Huit personnes ont, pour le moment, été placées en examen dans cette affaire.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Des mots et des fleurs accrochés à un arbre, là où Kévin et Sofiane ont été tués le 28 septembre 2012 par une quinzaine d'agresseurs, à Echirolles (Isère).  (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)

ECHIROLLES - Le dernier fuyard recherché après le double meurtre d'Echirolles s'est rendu à la police, jeudi 4 octobre à Grenoble (Isère), selon une source policière. Plus tôt dans l'après-midi, un autre suspect s'était également rendu.

D'après le parquet, Sofiane et Kevin ont été attaqués vendredi par un groupe de 10 à 15 individus, mais le rôle de chacun reste à déterminer. 

Le dernier suspect recherché se rend

Le jeune homme, qui aura 21 ans fin octobre, est qualifié d'"ultra-violent". Il a été jugé en août pour avoir agressé au couteau un homme à un distributeur automatique, à Grenoble, selon Europe 1. Jugé en comparution immédiate, le tribunal l'avait relaxé mais le parquet avait fait appel de cette décision. 

Une "diffusion nationale urgente", avec photo et rappel des faits, était en cours de transmission jeudi à tous les commissariats et gendarmeries de France pour le retrouver.

Le premier fuyard venait de sortir de prison

Agé de 18 ans, le premier fuyard à s'être rendu jeudi (le second fuyard à s'être rendu depuis mercredi matin) avait été condamné en mai dernier à 18 mois de prison, dont 6 mois ferme, pour avoir porté deux coups de couteau à la main et à la cuisse d'un vigile d'un supermarché à Echirolles. Il était sorti de prison la semaine précédente, quelques jours seulement avant la rixe.

Huit personnes déjà mises en examen et incarcérées

Huit personnes, soupçonnées d'avoir participé à la rixe mortelle, ont déjà été mises en examen pour "assassinats" et placées en détention provisoire dans différentes prisons de la région Rhône-Alpes.

Me Arnaud Lévy-Soussan, avocat de deux suspects, a contesté "avec la plus grande fermeté la qualification d'assassinats" retenue pour les mises en examen, estimant qu'elle était "inadaptée" au vu des faits. "La police et le parquet se sont précipités", a aussi critiqué Me Ronald Gallo, avocat de deux autres suspects, interrogé par l'AFP. Il conteste une mise en examen "au seul motif qu'on était là" lors de la rixe.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.