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Cinq morts et quinze disparus dans un naufrage au large de Mayotte

Il s'agit canot de pêche à moteur qui transportait une quarantaines de personnes. Le bilan provisoire fait état de 19 personnes rescapées, 15 disparus et cinq corps retrouvés, dont trois enfants".

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Cinq personnes ont péri et 15 sont portées disparues samedi 19 mai dans le naufrage d'une embarcation venue d'Anjouan, aux Comores, au large de Mayotte. (CAPTURE D'ECRAN GOOGLE MAPS / FTVI)

Cinq personnes ont péri et 15 sont portées disparues dans le naufrage d'une embarcation venue d'Anjouan, aux Comores, survenu samedi 19 mai au large de Mayotte, annonce dimanche le ministère des Outre-mer.

Ce "kwassa-kwassa" (canot de pêche à moteur) transportait, "selon les premiers témoignages, 43 personnes dont quatre enfants", indique le ministère. "Le bilan provisoire fait état de 19 personnes rescapées, 15 disparus et cinq corps retrouvés, dont trois enfants". Parmi les trois enfants décédés, figure un bébé.

Le naufrage a eu lieu samedi en fin d'après-midi. "Les premiers rescapés ont été secourus par le club de plongée de l'hôtel Jardin Maore à Ngouja sur la commune de Boueni", au sud-ouest de cette île française de l'Océan indien.

Des naufrages fréquents près de Mayotte

Victorin Lurel, nouveau ministre des Outre-mer, "s'est assuré du déclenchement immédiat du plan Secmar [sécurité en mer]", ajoute le ministère."Les moyens aériens et nautiques nécessaires sont en place et seront maintenus le temps qu'il faudra". Selon le ministère, un hélicoptère, une embarcation de type Zodiac, une bargeont été déployés sur place, pour tenter de retrouver des disparus.

Les naufrages de pirogues "kwassa-kwassa" (du nom d'une danse anjouanaise, évoquant leur balancement dans la houle) sont fréquents près de Mayotte. Poussés par la misère, les immigrants, pour la plupart venus de l'île d'Anjouan, à quelque 100 kilomètres de Mayotte, tentent régulièrement de débarquer illégalement sur l'île française, pour travailler ou s'y faire soigner. Sur les 200 000 habitants de Mayotte, 40% seraient des clandestins. Surchargés, les "kwassa-kwassa" naviguent au ras des flots. Beaucoup chavirent en passant les barrières de récifs coralliens.

En janvier 2012, deux de ces naufrages meurtriers avaient été enregistrés, l'un faisant trois morts et dix disparus, l'autre provoquant cinq décès.

 

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