Un bijoutier niçois jugé pour avoir abattu son braqueur

Un bijoutier niçois est jugé lundi pour meurtre. En 2013, il avait abattu l'un des hommes qui venait de le braquer dans sa boutique.

L\'ancien bijoutier niçois, Stephan Turk (au centre) est jugé à partir du 28 mai 2018 pour avoir tué l\'un de ses braqueurs en septembre 2013
L'ancien bijoutier niçois, Stephan Turk (au centre) est jugé à partir du 28 mai 2018 pour avoir tué l'un de ses braqueurs en septembre 2013 (MAXPPP)

Stephan Turk est jugé à partir du 28 mai devant la cour d'assises des Alpes-Maritimes pour meurtre. Ce bijoutier niçois avait abattu l'un de ses deux braqueurs, le 11 septembre 2013. Ce braquage avait relancé, à l'époque, le débat sur la légitime défense. Le bijoutier avait reçu un large soutien sur les réseaux sociaux.

Deux braqueurs armés d'un fusil à pompe

Le braquage dure moins de trois minutes. Ce 11 septembre 2013, Stephan Turk vient d'ouvrir la bijouterie de son fils. Deux hommes armés d'un fusil à pompe entrent alors dans la boutique. Ils frappent le bijoutier de 67 ans au visage, dérobent pour plus de 100 000 euros de bijoux et prennent la fuite. Stephan Turk s'empare d'un pistolet qu'il détenait sans autorisation. Devant l'entrée du magasin, il tire à trois reprises et abat l'un des braqueurs, âgé de 19 ans. 

Débat sur la légitime défense

Franck de Vita, l'avocat de Stephan Turk, estime que son client était en légitime défense. "Il a dit : 'à la fin du braquage lorsque j'ai voulu neutraliser le scooter en tirant dans la roue arrière, le passager s'est retourné avec son fusil à pompe et m'a braqué. À ce moment-là, j'ai tiré en direction de celui qui me braquait'", raconte-t-il.

Mais pour l'accusation, comme pour la partie civile, la thèse de la légitime défense ne tient pas. Tout simplement parce que le malfaiteur était en fuite quand il a été tué d'une balle dans le dos. Le débat autour de la légitime défense sera au coeur de ce procès qui doit durer jusqu'au 1er juin. Juste après le braquage, une page facebook avait recueilli, en une semaine, plus d'1,5 million de soutiens au bijoutier niçois.