Mission d’information sur la sécurité des ponts : "20 000 à 25 000 ouvrages nécessiteraient une intervention assez conséquente", estime le co-rapporteur

Michel Dagbert, sénateur socialiste, s'est exprimé un an pile après l'effondrement d'un pont en Haute-Garonne qui avait coûté la vie à deux personnes. 

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Le pont de Mirepoix-sur-Tarn s'est effondré le 18 novembre 2019.  (FRÉDÉRIC CAYROU / FRANCE-INFO)

"20 000 à 25 000 ponts nécessiteraient aujourd'hui une intervention assez conséquente", a estimé mercredi 18 novembre sur franceinfo Michel Dagbert, sénateur PS du Pas-de-Calais, co-rapporteur de la mission d’information sur la sécurité des ponts au nom de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable alors qu'il y a un an exactement, le pont de Mirepoix-sur-Tarn s’effondrait, tuant deux personnes. Les travaux doivent commencer dans quelques semaines.

"Il serait, à mon sens, criminel de laisser des maires de petites communes avec plusieurs ouvrages d'art, seuls en proie aux difficultés", poursuit Michel Dagbert. À la question de savoir si un accident comme celui de Mirepoix-sur-Tarn pourrait se reproduire à nouveau en France, le sénateur PS a répondu : "Oui, absolument".

"Il ne sert à rien de conserver une compétence sur un ouvrage, si la collectivité n'a pas l'ingénierie technique, la surface financière, les services administratifs"

Michel Dagbert

à franceinfo

"Nous veillons à ce que l'État apporte son concours aux collectivités, en proie à d'incommensurables difficultés lorsqu'il s'agit d'expertiser techniquement des ouvrages d'art complexes", affirme le sénateur PS. Le budget consacré à la réfection et l'entretien des ponts "est loin d'être suffisant", a ajouté Michel Dagbert. "Nous avons réussi, l'an dernier, dans le débat au Sénat sur le budget de 2020, à inscrire une ligne dotée de dix millions d'euros".

Un rapport sénatorial avait vu le jour, à la suite de l'effondrement du pont de Gênes, en Italie il y a deux ans, et avait été remis début juillet 2019 à la ministre des Transports, Elisabeth Borne. "À l'époque du rapport, on s'est beaucoup étonné de ne pas avoir un inventaire exhaustif du nombre d'ouvrages d'art, et l'état sanitaire des ouvrages n'était pas connu ou mal connu. Mais ce n'est pas le cas du pont de Mirepoix, puisque le département avait organisé en 2017 un examen approfondi de l'ouvrage et une visite de contrôle en 2018", conclut Michel Dagbert. 

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