Menace de massacre dans un lycée à Strasbourg : la photo d'un suspect est diffusée

La sécurité a été renforcée dans plusieurs établissements scolaires du Bas-Rhin, après la publication d'un message de menaces sur un forum internet.  

Le lycée Jean-Rostand à Strasbourg, comme tous les autres lycées du Bas-Rhin, a été placé sous surveillance policière, le 17 mai 2013. 
Le lycée Jean-Rostand à Strasbourg, comme tous les autres lycées du Bas-Rhin, a été placé sous surveillance policière, le 17 mai 2013.  (GOOGLE MAPS / FRANCETV INFO )

Il prétend détenir un fusil et vouloir "s'en servir" dans son ancien lycée avant de mettre fin à ses jours. Vendredi 17 mai, la police a mis en place des contrôles à l'entrée de lycées et collèges du Bas-Rhin, à la suite d'un message de menaces publié par un jeune homme sur un forum de jeux vidéo. Le procureur de Strasbourg a annoncé la diffusion dans toute la France de la photo du suspect, a indiqué Rue89 Strasbourg sur Twitter.

Un numéro de téléphone a été mis en place pour permettre aux personnes disposant d'informations de les transmettre à la justice : 03 90 23 13 05.

Francetv info revient sur les informations connues. 

Que dit le message de menaces ? 

Selon le quotidien régional Dernières Nouvelles d'Alsace, la mobilisation policière fait suite à la publication d'un message de menaces sur un forum. "Un internaute a annoncé sur ce forum qu'il avait l'intention de commettre un massacre dans un établissement scolaire à l'aide d'une arme à feu. Le message a été posté depuis un cybercafé de Strasbourg", indiquent les DNA.

"J'habite dans une certaine ville, où se trouve un certain lycée, et vendredi, je laisse ma trace dans l'histoire. La vie de beaucoup de gens, dont la mienne, finira ce jour là", écrit l'internaute, qui se présente comme un étudiant ayant abandonné ses études. Son pseudo : "HommeMort". Son texte a été repris sur les réseaux sociaux.

Capture d\'écran du forum de jeux vidéo sur lequel un internaute a menacé de commettre \"un massacre\" dans un lycée du Bas-Rhin, le 17 mai 2013. 
Capture d'écran du forum de jeux vidéo sur lequel un internaute a menacé de commettre "un massacre" dans un lycée du Bas-Rhin, le 17 mai 2013.  (FRANCETV INFO )
 

Quelle est l'ampleur du dispositif ? 

Selon une journaliste des Dernières Nouvelles d'Alsace, qui tweete depuis la conférence de presse organisée au tribunal de Strasbourg en fin de matinée, "l'ensemble des lycées du Bas-Rhin est concerné par le dispositif. Soit 59 établissements." 

Le préfet a indiqué que 225 officiers de police judiciaire étaient mobilisés, ainsi que 500 policiers et gendarmes. "Le dispositif sera maintenu autant que nécessaire", a-t-il indiqué en conférence de presse. 

La rectrice de l'académie de Strasbourg, Armande Le Pellec-Muller, citée par les DNA, a précisé que la "vigilance [était] accrue au regard de l'entrée d'individus inconnus au sein des établissements".

 Que sait-on de l'auteur du message ? 

Outre les informations distillées par l'auteur lui-même, soumises à caution dans l'hypothèse d'un canular, peu d'éléments ont été dévoilés sur son identité. La photo du suspect dont dispose la justice a été prise à partir d'images de vidéosurveillance dans le cybercafé strasbourgeois d'où a été posté le message de menaces.

"Nous recherchons l'auteur, a déclaré le procureur de Strasbourg, Michel Senthille, face aux caméras de France 3 Alsace. S'il s'avère que les faits ne sont pas vrais, ce que tout le monde souhaite, pour lui faire assumer la responsabilité de ce qu'il a fait. On ne plaisante pas avec ce genre de choses et on ne plaisante pas avec l'intérêt général." Le jeune homme risquerait alors jusqu'à deux ans de prison et 30 000 euros d'amende, a-t-il précisé.

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FRANCE 3 ALSACE

"Il existe d'autres pistes que celle du cybercafé qui sont exploitées", a poursuivi le procureur. Sans écarter l'hypothèse d'un canular, il affirme que les menaces sont prises au sérieux, en raison de phrases repérées dans le texte du jeune homme : "A au moins deux reprises, l’internaute invite la police à le stopper avant qu’il ne soit trop tard", explique le magistrat à Rue89 Strasbourg.