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Présidentielle : le LR Jean Leonetti veut un "départage apaisé" des candidats de la droite, "pas une primaire telle qu'on l'a vécue" en 2016

"Si tous les candidats se téléphonent et se mettent d'accord pour décider de qui sera le capitaine, moi je n'ai pas vocation à inventer des usines à gaz, mais je doute que cela puisse arriver", confie le maire Les Républicains d'Antibes (Alpes-Maritimes).

Article rédigé par franceinfo
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Jean Leonetti lors d'une conférence de presse au siège du parti des Républicains à Paris, le 11 juin 2019.  (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

"Ce qui va nous décider, c'est une procédure de départage apaisée, qui additionne les talents au lieu de les soustraire et qui ne soit pas une primaire telle qu'on l'a vécue", a déclaré ce mardi sur franceinfo Jean Leonetti, maire Les Républicains d’Antibes (Alpes-Maritimes), chargé d'organiser le système de désignation des candidats de la droite pour la présidentielle de 2022. Jean Leonetti assure que les candidats proposés seront connus "à la mi-août" et espère qu'"à la fin", il n'en restera qu'"un seul".

franceinfo : Christian Jacob espère désigner le ou la candidate LR pour la présidentielle de 2022 en novembre. Ce calendrier n'est-il pas trop tardif ?

Jean Leonetti : Il faut un calendrier rapide car nous sommes stimulés par nos victoires successives, aux municipales, aux sénatoriales et récemment aux régionales et aux départementales. On sent que c'est possible d'être au 2e tour [de la présidentielle], que c'est possible de gagner l'élection présidentielle. Nous avons le sentiment que nos idées sont majoritaires, mais il faut faire un départage à la fois rapide et serein, sans précipitation. On va faire en sorte que, comme chaque fois qu'on sélectionne un candidat, ça se fasse au mois de novembre.

Vous allez commander une grande consultation à la rentrée, auprès de 15 000  personnes. Qui sera consulté ?

C'est une très large consultation qui va s'adresser à 15 000 personnes. Des gens qui ont une sensibilité proche de la nôtre, qui partagent les valeurs de la droite et du centre et qui vont essayer de définir avec nous quel est le profil, quelles sont les qualités, les défauts, les attentes de nos concitoyens, et quel est le meilleur candidat potentiel. C'est un élément qui va nous éclairer mais, ce qui va nous décider, c'est une procédure de départage sereine, apaisée, qui additionne les talents au lieu de les soustraire et qui ne soit pas une primaire telle qu'on l'a vécue. La primaire a beaucoup divisé notre camp, elle a laissé beaucoup de traces, de rancœurs, de déceptions.

Y aura-t-il une liste de candidats proposés ? À partir de quand sera-t-elle révélée ?

Il y aura une liste de candidats proposés. À la mi-août, on saura ceux qui sont candidats dans notre famille politique et au-delà des Républicains. Xavier Bertrand fait partie de notre famille politique, mais il n'est pas chez les Républicains puisqu'il a quitté notre mouvement, pour autant il continue à en défendre les principales valeurs. En revanche, je n'ai pas entendu qu'Édouard Philippe était candidat, j'ai même eu l'impression qu'il allait faire la campagne d'Emmanuel Macron, ce qui paraît logique.

Que va-t-il se passer après ce sondage ? Vous allez décider, en fonction des résultats, s'il faut ou non une primaire ?

Je pense que la primaire est inévitable. Si tous les candidats se téléphonent et se mettent d'accord pour faire cette équipe de France et qu'ils se mettent d'accord pour décider de qui sera le capitaine et qu'ils sont capables de travailler ensemble, moi je n'ai pas vocation à inventer des usines à gaz mais je doute que cela puisse arriver. À un moment donné, il y aura plusieurs candidats. Et si nous en avons plusieurs, alors, nous aurons perdu et on revivra le duel Macron / Le Pen. Il faudra donc être efficace et pour cela il nous faut, à la fin, un seul candidat.

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