A peine élu, un conseiller FN de Vienne brièvement placé en garde à vue

Tête de liste du FN dans cette ville de l'Isère, il avait diffusé sur son site internet et sur YouTube une vidéo tournée à l'insu du candidat de l'UMP.

Le candidat de l\'UMP à la mairie de Vienne (Isère), Thierry Kovacs, ici au centre, avait déposé plainte pour \"détention et diffusion de document portant atteinte à l\'intimité de la vie privée\".
Le candidat de l'UMP à la mairie de Vienne (Isère), Thierry Kovacs, ici au centre, avait déposé plainte pour "détention et diffusion de document portant atteinte à l'intimité de la vie privée". (MAXPPP)

Sitôt élu, sitôt inquiété. Un candidat du Front national, élu conseiller au premier tour des municipales dimanche à Vienne (Isère), a été placé en garde à vue mardi 25 mars pour "diffusion de document portant atteinte à la vie privée". Des sources policières et judiciaires ont confirmé cette information, révélée par Le Dauphiné Libéré.

Lors de la campagne, Norman Méchin, tête de liste du FN à Vienne, avait diffusé sur son site internet et sur YouTube une vidéo tournée à l'insu du candidat de l'UMP, Thierry Kovacs, qui a été élu maire dès le premier tour dimanche. Dans cette séquence, il était notamment question d'attribution de logements et de personnes à la recherche de salles de prière. Le FN s'en était emparé pour reprocher au candidat UMP, président de l'office HLM de la ville, de ne pas respecter le principe de laïcité. Il avait même distribué des DVD de la vidéo.

Il risque un an de prison

La garde à vue du candidat FN de 35 ans, entamée mardi matin, a été levée un peu avant 17 heures. Le procureur de Vienne a expliqué qu'il envisageait des poursuites pénales dans les prochaines semaines. Il a toutefois souligné que Norman Méchin avait lui-même choisi sa date d'audition, la justice lui ayant proposé de se présenter soit avant soit après le premier tour, "pour que le débat politique ne soit pas pollué".

Dans un premier temps, la tête de liste UMP ainsi que six à huit personnes filmées à leur insu dans l'appartement avaient porté plainte. L'auteur du film avait été placé en garde à vue. La "détention et la diffusion de document portant atteinte à l'intimité de la vie privée" est un délit passible d'un an d'emprisonnement.