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"MacronLeaks" : les Etats-Unis avaient informé la France du piratage de l'équipe d'En marche ! par des Russes

Des milliers de messages et de documents de l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron ont été diffusés sur les réseaux sociaux vendredi soir, avant-veille du second tour de l'élection présidentielle.

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France Télévisions
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L'amiral Mike Rogers, directeur de la NSA, témoigne devant le Sénat américain, à Washington (Etats-Unis), le 9 mai 2017. (AARON BERNSTEIN / REUTERS)

La Russie est clairement pointée du doigt dans l'affaire des "MacronLeaks". L'Agence américaine de sécurité nationale (NSA) avait prévenu la France du piratage de l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron, a révélé son directeur, mardi 9 mai. Des milliers de messages et de documents de l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron ont été diffusés sur les réseaux sociaux vendredi 5 mai, avant-veille du second tour de la présidentielle. Le parquet de Paris a ouvert une enquête, dimanche.

"Nous avons parlé à nos homologues français, et nous les avons prévenus : 'Ecoutez, on observe les Russes, nous voyons qu'ils sont en train de pénétrer certaines de vos infrastructures. Que peut-on faire pour vous aider ?" a déclaré l'amiral Mike Rogers, directeur de la NSA, le service d'écoute et d'espionnage des Etats-Unis, lors d'une audition au Sénat américain. Il n'a pas précisé de quelles "infrastructures" il s'agissait, mais il répondait à une question sur la fuite de documents de l'équipe Macron. 

Un parallèle avec le piratage du Parti démocrate

L'amiral Rogers a ajouté que ses services étaient en contact de la même manière avec les autorités britanniques et allemandes, avant leurs propres échéances électorales cette année. Il a tracé un parallèle avec le piratage dont ont été victimes le Parti démocrate et un proche conseiller d'Hillary Clinton l'an dernier, des attaques qui avaient officiellement été attribuées par Washington à Moscou, accusé de vouloir aider Donald Trump à remporter la Maison Blanche.

"Les Russes semblent juger que certains dirigeants peuvent être plus enclins à soutenir leurs positions, a expliqué Mike Rogers. On vient de le voir dans les élections françaises, où il y avait une différence nette entre les deux candidats au sujet de la Russie."

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