Cet article date de plus de dix ans.

Elections européennes : les électeurs commencent à voter en outre-mer

Saint-Pierre-et-Miquelon est le premier département d'outre-mer à se lancer dans le vote. D'autres DOM-TOM suivront, samedi.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Vue panoramique de Saint-Pierre, sur l'île française de Saint-Pierre-et-Miquelon, en 2012. (JEAN-CHRISTOPHE L'ESPAGNOL / AFP)

Les premiers électeurs français se rendent aux urnes. Avant la métropole dimanche, Saint-Pierre-et-Miquelon, archipel français situé dans l'Atlantique nord, a lancé samedi 24 mai à midi (heure de Paris) le scrutin des européennesDans cette élection déjà chroniquement frappée d'abstentionnisme, les outre-mer qui seraient normalement appelés à voter après l'Hexagone votent par anticipation pour ne pas rebuter les électeurs de se prononcer une fois les jeux déjà faits.

Les premiers électeurs de Saint-Pierre-et-Miquelon (6 500 habitants) ont commencé à voter à midi, sous un temps brumeux. Suivront ensuite à 13 heures (heure de Paris) ceux de Guyane, puis à 14 heures ceux de Martinique et de Guadeloupe, à 20 heures ceux de Polynésie française, à 22 heures ceux de Wallis et Futuna, et à 23 heures, ceux de Nouvelle-Calédonie (mais il sera déjà dimanche 8 heures sur le Caillou). La Réunion débutera dimanche à 6 heures et enfin Mayotte à 7 heures, avant l'ouverture des bureaux de l'Hexagone à 8 heures.

Résultats connus dimanche à 23 heures

Au total près de 46 millions d'électeurs français sont appelés aux urnes. Même si les bulletins seront dépouillés partout avant la métropole, les résultats ne seront rendus publics qu'à 23 heures, dimanche. Deux mois après les municipales, cette consultation, qui sera le premier test électoral du Premier ministre Manuel Valls, se tient dans un contexte marqué par la défiance à l'égard de l'Europe, la montée du FN, l'impopularité record de François Hollande et les divisions de l'UMP.

Dimanche soir, les abstentionnistes pourraient être "le premier parti de France", selon les termes du politologue Emmanuel Rivière. L'abstention pourrait frôler, voire battre le record des européennes de 2009 (59,4%). Par ailleurs, jamais l'offre politique n'aura été aussi dispersée, avec plus de 24 listes en moyenne pour ce vote qui parle peu aux Français : un scrutin à la proportionnelle, à un seul tour, découpé en huit circonscriptions artificielles (des "super-régions") étrangères à l'organisation territoriale du pays.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.