Grève à Air France : la direction propose un accord à ses pilotes

La direction de la compagnie aérienne a proposé de conclure avec les syndicats un accord sur le partage des activités de Transavia France, Hollande et Europe.

Les pilotes d\'Air France lors d\'une une assemblée générale à l\'aéroport de Paris Roissy-Charles-de-Gaulle, le 17 septembre 2014.
Les pilotes d'Air France lors d'une une assemblée générale à l'aéroport de Paris Roissy-Charles-de-Gaulle, le 17 septembre 2014. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Air France cherche une sortie de crise. La direction de l'entreprise, qui fait face depuis lundi 15 septembre à une grève très dure de ses pilotes, a proposé de conclure avec les syndicats un accord sur le partage des activités de Transavia France, Hollande et Europe.

Le développement de cette filiale à bas coûts est au cœur du conflit. Les pilotes grévistes redoutent que Transavia ne vienne grignoter des parts de marché d'Air France, dont le réseau court et moyen-courrier est déficitaire. Alors que le gouvernement a appelé à une sortie de crise dans ce conflit social, près de 60% des vols devraient encore être annulés jeudi.

Veiller à ne pas mettre Transavia en concurrence avec Air France

Dans une lettre adressée aux 3 900 pilotes de la compagnie, les PDG du groupe Air-France-KLM et d'Air France se veulent rassurant : "Il ne s'agit pas d'un projet de délocalisation ni de transfert d'activité. (...) Nous avons proposé à vos représentants de conclure un accord de périmètre indiquant précisément le partage d'activité entre Transavia France, Transavia Pays-Bas et Transavia Europe." L'objectif : mettre en place les conditions pour que Transavia prenne des parts de marché sur les autres low-cost et non sur Air France.

La direction avait déjà avancé la limitation à 30 avions au lieu de 37 à l'horizon 2019 de la flotte de Transavia France. Une proposition rejetée par les grévistes. Dans sa lettre, la direction a fait un pas supplémentaire en proposant la signature "immédiatement" d'un accord "intérimaire qui s'appliquerait pendant le temps nécessaire à la négociation" précisant que "Transavia Europe ne desservira pas les aéroports identifiés comme pouvant porter le développement de Transavia France, Orly, Lyon, Nantes et Toulouse".