Travail de nuit : "La concertation, on aurait dû l'avoir il y a quelques mois", estime la CGT

Amar Lagha, secrétaire général de la fédération CGT du commerce et des services, regrette la décision du gouvernement de lancer une concertation de six mois sur la question du travail de nuit. 

Des personnes sur les Champs Élysées devant une boutique ouverte la nuit. 
Des personnes sur les Champs Élysées devant une boutique ouverte la nuit.  (MAXPPP)

L'exécutif va ouvrir une concertation de six mois sur le travail de nuit dans les commerces alimentaires. Le gouvernement envisageait initialement de le modifier dans un projet de loi "diverses mesures d'ordre social" présenté mercredi 13 novembre en Conseil des ministres. Le texte proposait d'ajouter aux secteurs dérogatoires les commerces alimentaires, leur permettant ainsi de rester ouverts jusque minuit, sans avoir recours au travail de nuit. 

"La concertation, on aurait dû l'avoir il y a quelques mois", a déclaré mercredi sur franceinfo Amar Lagha, secrétaire général de la fédération CGT du commerce et des services. "Alors que le gouvernement prône le dialogue social, ces amendements ou ces décrets nous les avons découverts en même temps que tout le monde", poursuit-il. 

"On ne sait pas de quoi on va parler", a regretté Amar Lagha. Pour lui, ce sont encore les précaires qui vont en pâtir. "80% des salariés ne veulent pas travailler la nuit. Quand vous fermez un magasin à minuit, les salariés quitteront leur magasin à partir de 00h30. Le temps qu'ils rentrent chez eux il sera une heure ou deux du matin. On pense que cette manière de faire est là pour précariser nos salariés."