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Un marathon télévisé anti-Berlusconi, organisé dans la nuit de jeudi à vendredi, a obtenu une audience record

Selon les médias italiens, le programme a rassemblé 200.000 spectateurs sur le web, soit 13% d'audimat selon des chiffres communiqués par les organisateurs.A deux jours des élections régionales dans 13 des 20 régions italiennes, l'émission, intitulée Raiperunanotte ("Rai pour une nuit") était dédiée à la liberté d'expression.
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France Télévisions
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Silvio Berlusconi le 11 avril 2008 à une émission de télévision italienne (AFP)

Selon les médias italiens, le programme a rassemblé 200.000 spectateurs sur le web, soit 13% d'audimat selon des chiffres communiqués par les organisateurs.

A deux jours des élections régionales dans 13 des 20 régions italiennes, l'émission, intitulée Raiperunanotte ("Rai pour une nuit") était dédiée à la liberté d'expression.


L'événement, retransmis par des télévisions locales et satellitaires, est dû à l'initiative d'un journaliste de la télévision publique privé d'antenne.

La Rai qui regroupe les chaînes publiques, avait décidé de suspendre avant les élections toutes ses émissions politiques sous prétexte de ne pas favoriser un des partis en lice, provoquant un tollé mais aussi un vide dans le débat électoral.

Face à ce diktat, l'animateur de l'émission politique AnnoZero Michele Santoro a monté de toutes pièces "Raiperunanotte", diffusée en direct depuis Bologne (centre) et retransmise sur des écrans géants dans 200 villes dont Rome et Naples, mais surtout sur 40 télévisions locales et en streaming sur de nombreux sites internet.

"Ressemblances" avec le fascisme
L'émission a démarré très fort avec la diffusion d'un film montrant Mussolini haranguant la foule, suivi immédiatement d'une vidéo d'un discours de Silvio Berlusconi: un raccourci saisissant.

Confrontation entre un discours de Mussolini et un autre de Berlusconi lors de l'émission Raiperunanotte



"Je devrais être très sévère", a ensuite réagi le président du Conseil qui se trouvait à Bruxelles pour le sommet européen sur un plan d'aide à la Grèce, et qui s'en est pris aux émissions "qui accusent quelqu'un de tout et de rien sans lui donner la possibilité de se défendre".

Parmi les invités de l'émission, de nombreux journalistes politiques tels que Giovanni Floris ou Marco Travaglio, ainsi que des chanteurs et l'acteur Roberto Benigni.

Michele Santoro a aussi lancé un SOS au président de la République Giorgio Napolitano, une personnalité très respectée en Italie: "Cher président, nous n'en sommes pas encore au fascisme mais certaines ressemblances peuvent être sources d'inquiétude".

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