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Rachat du "Nouvel Observateur" : Pierre Bergé "n'a pas l'intention de le faire"

L'homme d'affaires est actuellement en négociation avec Xavier Niel et Matthieu Pigasse, pour prendre une participation dans le capital de l'hebdomadaire.

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France Télévisions
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Xavier Niel, Pierre Bergé et Matthieu Pigasse posent, à la fondation Yves Saint Laurent, à Paris, le 27 janvier 2011. (MARTIN BUREAU / AFP)

Le rachat du Nouvel Observateur par les actionnaires du journal Le Monde ne semble pas encore acquis. Selon Le Monde, Xavier Niel et Matthieu Pigasse poussent le projet, Pierre Bergé en revanche ne cache pas son opposition. Contacté à 9 heures mercredi 8 janvier, il affirme : "Je n'ai pas l'intention de le faire."

L'AFP, confirmant une information des Echos, avait annoncé en début de journée que Xavier Niel, Pierre Bergé et Matthieu Pigasse, actionnaires majoritaires du Monde, allaient racheter la majorité du Nouvel Observateur. Avant de préciser en fin de matinée que cette négociation concernait 65% de l'hebdomadaire, pour 13,4 millions d'euros. 

Un gros tirage, mais un lourd déficit

Ce qui semble certain, c'est que les trois hommes d'affaires ont entamé des négociations exclusives pour racheter une part majoritaire de l'hebdomadaire, mis en vente par Claude Perdriel, son fondateur. Le rachat pourrait s'effectuer via leur holding LML (Le Monde Libre) qu'ils détiennent à parts égales, et inclura le site d'information Rue89, acquis il y a deux ans par Le Nouvel Observateur.

Claude Perdriel avait annoncé début décembre qu'il cherchait des investisseurs pour racheter Le Nouvel Observateur, premier magazine français d'actualité, imprimé à plus de 500 000 exemplaires, mais est lourdement déficitaire. Il avait alors souhaité un partenaire comme Xavier Niel car, selon lui, un rapprochement avec Le Monde, deuxième quotidien français, "aurait du sens". Il y a trois ans, en partenariat avec Orange, Claude Perdriel avait échoué à prendre le contrôle du quotidien.

Maintien de la ligne éditoriale

Ce dernier, qui conserverait 35% du groupe, a posé des conditions à ce prix d'achat : le maintien de l'équipe dirigeante du magazine et de la ligne éditoriale et politique "social-démocrate" du Nouvel Observateur, ainsi que la garantie qu'aucun licenciement ne se ferait sans son accord, selon une source citée par l'AFP.

Laurent Joffrin serait donc maintenu à son poste de directeur, tandis que Claude Perdriel conserverait la présidence du directoire. Ce dernier espérant boucler la vente d'ici fin février, révèle la même source.

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