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Italie : enquête ouverte contre Vincent Bolloré, accusé d'avoir manipulé les marchés

La justice cherche à déterminer si Vivendi a annoncé la rupture d'un accord stratégique avec Mediaset pour faire sciemment baisser le cours du groupe média.

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France Télévisions
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Le PDG du groupe Vivendi Vincent Bolloré, le 30 mai 2016 à Paris. (ERIC PIERMONT / AFP)

Coup dur pour Vincent Bolloré. Le parquet de Milan a confirmé, vendredi 24 février, l'ouverture d'une enquête à l'encontre du patron de Vivendi, après le rachat de près de 30% de l'italien Mediaset par le groupe français de médias. Vivendi avait effectué cette opération dans le but de créer une plateforme de contenus audiovisuels à l'image d'un Netflix européen.

Le Français Vincent Bolloré a été inscrit officiellement sur le registre des enquêtes du parquet de Milan, "pour manipulation de marché", d'après le procureur. Vivendi avait fait, le 12 décembre, une entrée fracassante au capital de Mediaset, en annonçant d'emblée viser les 20%, une manœuvre que son propriétaire, la famille de Silvio Berlusconi, avait qualifiée d'"hostile".

Une annonce pour faire baisser le prix de l'action

La famille Berlusconi reproche notamment à Vivendi d'avoir fait chuter le cours de Mediaset en annonçant, quelques mois plus tôt, la rupture d'un accord stratégique pour le rachat du bouquet payant Mediaset Premium par le groupe de Vincent Bolloré. Selon Fininvest, la holding de la famille Berlusconi, Vivendi aurait ainsi "créé les conditions pour faire baisser artificiellement la valeur du titre Mediaset".

Depuis, le groupe français est parvenu à s'emparer de près de 30% du capital de Mediaset, dans le but de contraindre la famille Berlusconi à faire alliance avec lui.

Une plainte "sans fondement et abusive"

"L'inscription des dirigeants de Vivendi" sur le registre des enquêtes du parquet de Milan "est la conséquence de la plainte sans fondement et abusive déposée par les Berlusconi contre Vivendi après sa montée au capital de Mediaset", a réagi le groupe Vivendi dans un communiqué.

"Cette inscription en l'état n'indique en aucune façon une quelconque accusation contre quiconque", a souligné le groupe.

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