Frédéric Mitterrand a confirmé vendredi un moratoire de deux ans sur la suppression de la publicité en journée

"On se dirige vers un moratoire, je vous le confirme et j'en ai d'ailleurs avisé les membres des commissions culturelles", a déclaré le ministre de la culture sur RTL.En janvier 2009, la loi a mis fin à la publicité après 20h sur les chaînes du groupe public et un rapport d'étape devait être établi sur la suppression des écrans en journée.

Le siège de France Télévisions dans le XVe arrondissement de Paris.
Le siège de France Télévisions dans le XVe arrondissement de Paris. (FRANCE 2 - Xavier Gassmann)

"On se dirige vers un moratoire, je vous le confirme et j'en ai d'ailleurs avisé les membres des commissions culturelles", a déclaré le ministre de la culture sur RTL.

En janvier 2009, la loi a mis fin à la publicité après 20h sur les chaînes du groupe public et un rapport d'étape devait être établi sur la suppression des écrans en journée.

Evoquant ce calendrier, M. Mitterrand a précisé: "Ce n'est pas surprenant puisqu'on a toujours dit que l'on ferait un point d'étape. On le fait simplement un petit peu plus tôt que prévu, deux mois plus tôt que prévu".

"Donc, à partir de novembre 2011, le moratoire entrera en fonction et pendant deux ans. Il fallait bien décider pour que tout le monde s'organise sur le plan des budgets publicitaires", a dit le ministre, précisant que ce moratoire s'appliquera jusqu'en janvier 2014.

Anticipant cette confirmation, Nonce Paolini, PDG de TF1, a souhaité mardi l'abolition de la taxe France Télévision destinée à compenser le coût de la suppression progressive de la publicité sur les chaînes publiques.

Frédéric Mitterrand a indiqué qu'il le recevrait vendredi après-midi ainsi que Nicolas de Tavernost, président du directoire du groupe M6, pour discuter de cette question.

Autre conséquence de ce moratoire, Publicis et Lov Group, holding familiale de l'homme d'affaires Stéphane Courbit, avaient annoncé jeudi renoncer à prendre le contrôle de la régie de France Télévision, estimant que les conditions n'étaient plus compatibles du fait d'un calendrier "retardé" et "flou".