Les rangs des demandeurs d'emploi en France métropolitaine ont continué de gonfler en juillet

Ils ont fait un bond mensuel de 1,3% des demandeurs sans aucune activité, désormais au nombre de 2.756.500, a annoncé jeudi le ministère du Travail. Il s'agit du chiffre le plus élevé enregistré depuis février 2000 pour cette catégorie.Si la progression est de 1,3% par rapport à juin, en glissement annuel, elle représente +2,8% sur un an.

(AFP - Denis Charlet)

Ils ont fait un bond mensuel de 1,3% des demandeurs sans aucune activité, désormais au nombre de 2.756.500, a annoncé jeudi le ministère du Travail. Il s'agit du chiffre le plus élevé enregistré depuis février 2000 pour cette catégorie.

Si la progression est de 1,3% par rapport à juin, en glissement annuel, elle représente +2,8% sur un an.

Le total des personnes en quête de travail, y compris celles exerçant une activité réduite, a également progressé, pour atteindre 4.128.000.

Les plus touchés : les femmes, les jeunes, les plus de 50 ans

La hausse du nombre de chômeurs s'est en fait accentuée en juillet et atteint 87.400 personnes sur les trois derniers mois pour la seule catégorie A (ceux n'ayant exercé aucune activité au cours du mois). Cette tendance touche particulièrement les publics historiquement les plus exposés que sont les plus de 50 ans (+2% en juillet), les moins de 25 ans (+1,4%) et les femmes, quel que soit leur âge (+1,6%).

Une visioconférence contre le chômage
Le ministre du Travail, Xavier Bertrand a annoncé au Figaro de vendredi qu'il réunirait en septembre tous les sous-préfets de France "pour mettre en place des plans d'actions dans chaque bassin d'emploi". "Dès la semaine prochaine, je tiendra une visioconférence avec les directeurs régionaux de Pôle emploi et les préfets de région", a-t-il précisé.

"L'emploi n'a jamais été une priorité pour ce gouvernement", estime le PS

Réaction du Parti socialiste, actuellement réuni en université d'été à La Rochelle : la hausse du chômage en juillet, pour le troisième mois consécutif, caractérise "l'échec total de la politique de Nicolas Sarkozy".

Dans un communiqué, le secrétaire national du PS à l'emploi Alain Vidalies estime que ces statistiques soulignent "la gravité des fautes économiques et politiques commises ces dernières années" par le gouvernement, dont il qualifie l'action de "politique contre les Français".

"Si la droite a laissé filer les déficits, ces derniers n'auront même pas contribué à relancer la croissance et l'emploi (...). L'emploi n'a jamais été une priorité pour ce gouvernement. Tout juste élu, sa priorité aura été de mettre en place le paquet fiscal, multipliant de coûteux cadeaux aux plus riches, au lieu de mettre en place un véritable paquet pour l'emploi, en améliorant les salaires, la consommation et le soutien aux PME", insiste M. Vidalies. "Les socialistes proposent la mise en place d'une politique économique créatrice d'emploi", conclut-il, "notre règle d'or sera d'agir pour l'emploi matin, midi et soir !"