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Le président Obama espère parvenir à un accord avec le Congrès "avant le 2 août" concernant le plafond de la dette

Le département du Trésor a prévenu que ses capacités d'emprunt seraient épuisées le 2 août et qu'à cette date, les Etats-Unis risquaient de se trouver dans une situation de défaut technique sur leur dette.Pour le président Obama, il est nécessaire de parvenir dans les 10 jours à un accord sur la dette au Congrès.
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Le président Obama avec le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner. 10 juillet 2011. (AFP - Mandel Ngan)

Le département du Trésor a prévenu que ses capacités d'emprunt seraient épuisées le 2 août et qu'à cette date, les Etats-Unis risquaient de se trouver dans une situation de défaut technique sur leur dette.

Pour le président Obama, il est nécessaire de parvenir dans les 10 jours à un accord sur la dette au Congrès.

Le parlement doit absolument voter cette mesure avant le 2 août, faute de quoi l'Etat fédéral ne pourra plus emprunter pour financer son déficit, conséquences "imprévisibles" à la clé pour les marchés et l'économie mondiale selon la présidence.

L'exécutif a toutefois prévenu qu'un accord serait nécessaire avant le 22 juillet pour permettre à la procédure législative de parvenir à son terme.

Les républicains refusent et réclament des coupes dans les dépenses publiques
Or, les républicains refusent de relever le plafond légal actuel de la dette qui est fixé à 14.300 milliards de dollars.

Ils exigent que l'Etat s'engage en échange à réduire les dépenses publiques d'un montant au moins équivalent au montant de l'augmentation du plafond de la dette.

Mais les démocrates refusent de réduire les dépenses sociales et plaident au contraire pour un relèvement des impôts pour les plus riches.

Tentant de parvenir à un compromis, l'administration Obama a proposé en avril de réduire le déficit de 4.000 milliards de dollars sur dix ans en combinant réduction des dépenses et hausse des impôts pour les plus riches.

Mais dans un communiqué diffusé samedi soir, le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, a rejeté cette ambition.

Obama appelle toutes les parties à faire des concessions
Lundi, le président Obama a prononcé un discours en prélude à la reprise des discussions avec les parlementaires, qui avaient débuté brièvement dimanche.

Le président a assuré qu'il ne serait "pas acceptable" de ne pas relever le plafond de la dette des Etats-Unis, affirmant son intention de se réunir "tous les jours" avec ses adversaires pour tenter d'éviter un défaut de paiement des Etats-Unis. "Je continue de pousser les responsables du Congrès à un accord le plus important possible", a assuré M. Obama.

"Nous sommes tous d'accord pour mettre à profit cette occasion afin de faire quelque chose de significatif sur la dette et les déficits", a-t-il aussi assuré.

Mais le président a averti que les conservateurs devaient accepter de faire des concessions. "Je ne vois pas le chemin vers un accord s'ils n'évoluent pas (...) ils vont avoir à faire des compromis, tout comme les démocrates vont devoir faire des compromis, tout comme je me montre moi-même disposé à des compromis", a-t-il déclaré.

Le président veut une solution à long terme
Les termes de l'accord discuté ne sont "pas exactement ce que je voudrais", a insisté M. Obama : "Je voudrais plus de revenus et moins de coupes dans les programmes dont profitent les familles de la classe moyenne (...) je suis prêt à aller dans leur direction pour qu'on arrive à quelque chose".

Le président a dit en revanche refuser par avance toute solution provisoire "à 30 jours, 60 jours ou 90 jours" à la crise de la dette. Au contraire selon lui, l'accord espéré doit permettre de résoudre la situation pour "10, 15 ou 20 ans".

M. Obama s'exprimait au lendemain d'une réunion de plus avec les chefs de file du Congrès qui n'a accouché d'aucun résultat tangible.

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